Habiter l'entre-deux

Par : Naïri Arzoumanian, Daphné Bengoa
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  • Nombre de pages156
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.365 kg
  • Dimensions17,1 cm × 24,1 cm × 1,4 cm
  • ISBN978-2-86364-447-8
  • EAN9782863644478
  • Date de parution25/10/2024
  • ÉditeurParenthèses Editions
  • IllustrateurSimon Durand
  • PréfacierHerman Hertzberger

Résumé

L'acte d'habiter se réalise au quotidien par de multiples interactions entre l'individu et son environnement. Il implique des arbitrages liés à la recherche permanente d'un équilibre entre des éléments qui a priori s'opposent : l'intérieur et l'extérieur, le bâti et la nature, le public et le privé, le visible et l'intime, l'individuel et le collectif. Dans ses diverses formes, l'espace intermédiaire – l'entre-deux – est l'élément clef de ces compromis.
"Les espaces intermédiaires sont omniprésents dans l'architecture ; dans le fonctionnement de l'habitat, mais aussi dans la construction. Il faut toujours un "espace entre", aussi essentiel que l'huile dans les rouages d'une machine." Herman Hertzberger Une étude menée dans plusieurs ensembles de logements illustre l'importance de l'entre-deux dans l'affirmation d'une architecture de relation. Sa conception et ses usages permettent de dépasser la simple fonction spatiale et en fait un espace signifiant.
L'entre-deux devient le fil rouge du processus de production de l'habitat : de la programmation au vécu, il est la traduction formelle d'un système de valeurs partagé par l'ensemble des acteurs. Si l'entre-deux a souvent été un élément de réponse stratégique dans la création de logements, désormais, face aux défis contemporains, tels que la sobriété foncière ou la gestion des ressources, il garde plus que jamais son efficience : un gage de qualité au service d'une vision renouvelée de l'habitat, où l'architecture contribue à faire société autrement.
Nairi Arzoumanian (1976), architecte et juriste, a obtenu un doctorat en droit à la faculté d'Aix-en-Provence en 2009 et un Master en architecture à la Haute Ecole d'ingénierie et d'architecture de Fribourg. Pendant plus de dix ans, en tant que juriste spécialisée sur les crimes de masse, elle a conjugué une carrière universitaire et une pratique de terrain dans les situations de post-conflit en Europe, Afrique et Amérique latine.
Installée en Suisse depuis 2013, elle décide de se consacrer à l'architecture. Si les domaines et les modes d'action diffèrent, le paradigme est le même : concentrer son action sur les facteurs de cohésion de la société et oeuvrer pour la construction du vivre-ensemble. Praticienne et conférencière, elle poursuit sa réflexion sur la qualité de l'habitat. Daphné Bengoa (1981), photographe, cinéaste et productrice, s'est formée à l'ECAL et dix ans plus tard à l'EHESS à Paris, après avoir été première assistante, agent artistique puis réalisatrice de projets culturels, notamment auprès de la Fondation Balthus à Rossinière.
Son travail se concentre sur notre puissance d'imagination et notre capacité d'action. Elle explore les nouvelles manières de vivre et de travailler, tant à l'échelle individuelle que collective, en particulier inspirées par le durcissement des conditions de la vie urbaine. De 2017 à 2020, elle a mené un travail de recherche avec Pierre Frey (EPFL) sur l'architecte Fernand Pouillon qui a fait l'objet de plusieurs expositions, d'un film documentaire, et d'un ouvrage (Bâtir à hauteur d'hommes, Fernand Pouillon et l'Algérie, Editions Macula).
Simon Durand (1986), architecte, diplômé de l'école d'architecture de Paris La Villette, après avoir étudié à l'Ensab à Rennes et la Fachhochschule de Potsdam. Il travaille successivement pour Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal entre 2008 et 2012, et entre 2012 et 2020 pour Laurent Vuilleumier et Paul Humbert (LVPH) en Suisse. Il y conduit des projets de logements d'envergure diverse, de la maison individuelle au collectif.
En parallèle à une production architecturale conventionnelle, il développe une activité plus expérimentale, au travers d'illustrations ou d'installations artistiques ludiques et réflexives, toujours en interaction avec le public dans le but d'explorer la relation de chacun à l'espace.