Moussa Said Ahmed est né à Moroni en 1956. Historien de formation, il dirigea, de 1984 à 1990, le Laboratoire d'Histoire et de Musicologie du Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique (CNDRS) des Comores et enseigna à l'Ecole Nationale d'Enseignement Supérieur. Il fut ministre de l'Education Nationale en 1993. Il poursuit actuellement ses travaux de recherche sur la société comorienne, en collaboration avec l'équipe du CEROI (INALCO).
Guerriers, Princes Et Poetes Dans La Litterature Orale
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- Nombre de pages298
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.516 kg
- Dimensions1,6 cm × 2,4 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7384-9475-7
- EAN9782738494757
- Date de parution01/01/2000
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
La littérature orale comorienne est encore très mal connue. Moussa Said Ahmed présente ici les plus grands textes en prose et en vers de l'île de la Grande Comore (Ngazidja). Les grands matrilignages des villes et villages comoriens aiment à évoquer à l'occasion des mariages leurs origines prestigieuses, ou les grands hommes de leurs maisons, guerriers célèbres qui se sont distingués par leur bravoure, ou hommes publics, par leur qualités morales et sociales.
Les mythes de fondations révèlent les valeurs profondes de la société : organisation matrilinéaire, islam, hiérarchie. La contestation interne n'est pas absente d'une société pourtant fortement structurée, comme le montrent les contes et les récits de bouffons. La finesse de cette littérature se donne à voir dans les nombreux genres poétiques mis en musique, réflexions sur la vie et sur le temps qui passe avec en toile de fond le paysage politique et social des Comores.
Le corpus des chants de circonstances n'est pas le moindre, dans cette île où les coutumes (âda), grandes fêtes communautaires, permettent à la musique et à l'art de connaître un constant renouvellement.
Les mythes de fondations révèlent les valeurs profondes de la société : organisation matrilinéaire, islam, hiérarchie. La contestation interne n'est pas absente d'une société pourtant fortement structurée, comme le montrent les contes et les récits de bouffons. La finesse de cette littérature se donne à voir dans les nombreux genres poétiques mis en musique, réflexions sur la vie et sur le temps qui passe avec en toile de fond le paysage politique et social des Comores.
Le corpus des chants de circonstances n'est pas le moindre, dans cette île où les coutumes (âda), grandes fêtes communautaires, permettent à la musique et à l'art de connaître un constant renouvellement.



