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Grignan. Du castellum au palais d'Apolidon, les mutations d'un château provençal (XIe-XVIIIe siècles)

Par : Christian Trézin
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  • Nombre de pages456
  • FormatBeau Livre
  • PrésentationRelié
  • Poids2.387 kg
  • Dimensions22,5 cm × 31,0 cm × 3,3 cm
  • ISBN978-2-7535-2822-2
  • EAN9782753528222
  • Date de parution31/10/2013
  • ÉditeurPU Rennes

Résumé

On pouvait imaginer que les historiens de l'art ou les archéologues s'intéresseraient à cet édifice majeur. Or, malgré son importance régionale et sa notoriété littéraire portée par Mme de Sévigné, l'étude d'ensemble du château et du bourg restait à faire pour l'essentiel et ce n'est pas le moindre des paradoxes de Grignan. L'ensemble des données archéologiques, architecturales et documentaires mises au jour ont autorisé une monographie de ce château et de ses mutations sur la longue durée, du XIe au XVIIIe siècle, abordant aussi, au-delà de son démantèlement de l'An III, le processus de sa patrimonialisation aux XIXe et XXe siècle.
Les bâtisseurs du château moderne ont dû tenir compte des structures architecturales peu à peu mises en place du XIe au XVe siècle. D'autre part la création du castellum (le château) au XIe siècle, dans le contexte de la seigneurie banale émergente, commande la genèse du bourg, puis son développement avec l'essor du fortalicium (le château-fort). Le château et son église collégiale, entre la fin du XVe et la fin du XVIIIe siècle, forment le point focal d'une recherche favorisée par l'importance des éléments conservés en élévation.
Les sources possibles des chantiers du milieu du XVIe siècle sont multiples, de l'antiquité méridionale à la Picardie contemporaine. Il semble même possible d'identifier Grignan avec Rosmarino, château pour lequel un projet non réalisé a été conçu vers 1552 par Sebastiano Serlio. Grignan joue dans l'architecture provençale et rhodanienne un rôle illustré par le groupe des châteaux tricastins qu'il forme au XVIe siècle avec ceux de Suze-la-Rousse et La Garde-Adhémar.
Quant au chantier des années 1688-1690, marqué par l'oeuvre de Jules Hardouin-Mansart, il constitue la dernière extension du château que Mme de Sévigné qualifie alors de palais d'Apolidon.