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Grenoble à la Libération, 1944-1945. Opinion publique et imaginaire social

Par : Philippe Barrière
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  • Nombre de pages320
  • PrésentationBroché
  • Poids0.388 kg
  • Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,2 cm
  • ISBN2-7384-3927-6
  • EAN9782738439277
  • Date de parution01/12/1995
  • CollectionMémoires du XXe siècle
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Cette étude cherche à comprendre l'atmosphère de Grenoble à la Libération et notamment la façon dont les diverses forces politiques organisent le retour à la vie publique et au débat politique. Car les antagonismes sont nombreux et les oppositions minent bientôt le camp de la Résistance. La conclusion qui s'impose aux états-majors politiques grenoblois du P.C.F., de la S.F.I.O. et du M.R.P. est alors simple : pour survivre et s'implanter politiquement après-guerre, il faut se présenter comme le seul héritier légitime de la Résistance et savoir instrumentaliser la mémoire de cette grande cause afin de gagner la bataille des images et des représentations.
Reste que des questions surgiront rapidement, et de manière souvent brutale. Que faire, à partir d'août 1944, des collaborateurs, c'est-à-dire comment organiser l'Epuration ? Quelles sont les réactions des Déportes, notamment "raciaux", qui sont "oubliés" à leur retour des camps ? Quelle est l'originalité de l'opinion et de la position des catholiques grenoblois ? Surtout, qui pourra résister au Parti communiste, sorti démesurément grandi du combat clandestin, et dont toute la tactique consiste à rendre politiquement opératoire le mythe, savamment élaboré, des "75 000 fusillés"? Enfin, "l'Union" de la Résistance pourra-t-elle survivre à ces deux "affaires" : l'érection à Grenoble et après-guerre d'une statue de Jeanne d'Arc commanditée par les anciens collaborateurs grenoblois ; la venue du général de Gaulle en 1948, dans une région dont beaucoup disent à l'époque qu'elle a été trahie par l'homme du 18 juin (visite qui donnera lieu à de violentes bagarres, qui feront un mort) ?