Marie-Anne Frison-Roche est professeur des Universités à Sciences Po Paris.
GPA : dire oui ou dire non
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- Nombre de pages161
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.322 kg
- Dimensions15,7 cm × 24,0 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-247-16540-7
- EAN9782247165407
- Date de parution28/11/2018
- CollectionThèmes et Commentaires. Etudes
- ÉditeurDalloz
- ContributeurChristophe Hambura
- ContributeurAlexandre Köhler
- PréfacierEliette Abécassis
Résumé
Les situations juridiques de GPA et les différents droits applicables sont souvent présentés comme "complexes". C'est faux. Il s'agit toujours d'une femme qui "consent" à porter un enfant pour le donner à la naissance à ceux qui ont commandé sa venue au monde. Face à ce fait simple, le Droit choisit soit d'instituer un lien de filiation entre la femme et l'enfant soit de l'instituer entre l'enfant et ceux qui l'ont désiré.
Dans le premier cas, c'est la maternité qui fait la filiation, dans le second cas c'est le pur désir d'enfant. Dans le premier cas, les entreprises sont exclues car on ne peut vendre le lien de maternité, dans le second cas elles sont centrales car on paye pour concrétiser son désir d'enfant. Le choix est aujourd'hui ouvert. C'est un choix de société. Les Etats-Unis et l'Europe sont souvent présentés comme ayant fait les mêmes choix.
C'est faux. La Californie a fait le choix du désir d'enfant, servi par le consentement, l'argent et le contrat. L'Europe s'y refuse : pour protéger les êtres humains, lois et juges ne scindent pas le corps des femmes et des enfants de la notion de "personne". Comment et jusqu'à quand ?
Dans le premier cas, c'est la maternité qui fait la filiation, dans le second cas c'est le pur désir d'enfant. Dans le premier cas, les entreprises sont exclues car on ne peut vendre le lien de maternité, dans le second cas elles sont centrales car on paye pour concrétiser son désir d'enfant. Le choix est aujourd'hui ouvert. C'est un choix de société. Les Etats-Unis et l'Europe sont souvent présentés comme ayant fait les mêmes choix.
C'est faux. La Californie a fait le choix du désir d'enfant, servi par le consentement, l'argent et le contrat. L'Europe s'y refuse : pour protéger les êtres humains, lois et juges ne scindent pas le corps des femmes et des enfants de la notion de "personne". Comment et jusqu'à quand ?

















