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Gouverner par les données ?. Pour une sociologie politique du numérique
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- Nombre de pages288
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.475 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,0 cm × 1,5 cm
- ISBN979-10-362-0596-5
- EAN9791036205965
- Date de parution15/03/2023
- CollectionGouvernement en question(s)
- ÉditeurENS (Editions)
Résumé
Cet ouvrage interroge le poids et l'usage des données dans les manières de gouverner. La donnée, en ligne ou hors ligne, devient une ressource clé de la gouvernance et représente à ce titre un enjeu politique fort. Le travail sur les données a toujours existé, mais ce qui change c'est la massification de ces données - retranscrite par le terme big data -, rendue possible par le numérique. D'autant plus qu'on laisse de nombreuses traces en ligne sans forcément s'en apercevoir.
De manière passive, nos données sont enregistrées. La donnée n'est plus uniquement utilisée pour quantifier la société et l'observer, comme cela était le cas avec les statistiques ou les sondages, mais aussi pour la conduire. Les algorithmes font parler les données et permettraient alors de "prédire" des comportements pour mieux les gouverner. Mais ce ne sont pas des dispositifs neutres et il s'agit alors de les étudier en contexte.
C'est l'apport de cet ouvrage qui explore différents domaines d'activité pour saisir comment l'algorithme est mis en place par ses concepteurs et utilisé par des acteurs, pris dans des écosystèmes professionnels variés et des manières de faire habituelles qui résistent au changement de la "gouvernementabilité" algorithmique. Cette approche permet de "défétichiser" l'algorithme et d'éclairer autrement son fonctionnement au regard des croyances qui l'entourent, de ses usages au concret et des luttes de pouvoir extérieures à l'outil lui-même, mais ayant des effets sur ses applications.
La force des sciences sociales est bel et bien leur portée critique, au sens où l'analyse empirique permet de déconstruire des savoirs immédiats, des prénotions, des fantasmes. Et du côté des big data, les mythes et croyances, renforcées par ceux qui les vendent, sont nombreux.
De manière passive, nos données sont enregistrées. La donnée n'est plus uniquement utilisée pour quantifier la société et l'observer, comme cela était le cas avec les statistiques ou les sondages, mais aussi pour la conduire. Les algorithmes font parler les données et permettraient alors de "prédire" des comportements pour mieux les gouverner. Mais ce ne sont pas des dispositifs neutres et il s'agit alors de les étudier en contexte.
C'est l'apport de cet ouvrage qui explore différents domaines d'activité pour saisir comment l'algorithme est mis en place par ses concepteurs et utilisé par des acteurs, pris dans des écosystèmes professionnels variés et des manières de faire habituelles qui résistent au changement de la "gouvernementabilité" algorithmique. Cette approche permet de "défétichiser" l'algorithme et d'éclairer autrement son fonctionnement au regard des croyances qui l'entourent, de ses usages au concret et des luttes de pouvoir extérieures à l'outil lui-même, mais ayant des effets sur ses applications.
La force des sciences sociales est bel et bien leur portée critique, au sens où l'analyse empirique permet de déconstruire des savoirs immédiats, des prénotions, des fantasmes. Et du côté des big data, les mythes et croyances, renforcées par ceux qui les vendent, sont nombreux.
L'éditeur en parle
Ce numéro s'intéresse aux liens entre discours et tourisme au prisme de la sociolinguistique.






