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Globish. Les langues en péril ?

Par : Jean-François Charpentier
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  • Nombre de pages336
  • Date de parution01/10/2026
  • PrésentationBroché
  • Dimensions14,0 cm × 21,5 cm × 2,2 cm
  • ISBN978-2-8098-5418-3
  • EAN9782809854183
  • ÉditeurArchipel

Résumé

Autant que l'économie ou les forces armées, la langue est un vecteur de puissance. Globish examine les rapports de force entre les langues qui comptent sur la scène internationale, fait la part entre les bénéfices et les inconvénients du tout anglais. Un essai passionnant et documenté, qui dresse un état des lieux géopolitique de la mondialisation linguistique. Un état des lieux du multilinguisme et du poids des langues en géopolitique Une mondialisation galopante.
Des échanges humains croissants. 6 000 langues parlées sur le globe. 190 Etats siégeant aux Nations unies, certains cherchant à exercer leur influence, d'autres à s'en prémunir. Moins visible que l'économie, la finance ou les forces armées, la langue est aussi un vecteur de puissance. Dans cette bataille, l'anglais semble avoir triomphé avec l'avènement du numérique et la montée en puissance de l'IA.
Les données de terrain sont toutefois plus complexes : il n'est la langue maternelle que de 4, 5 % de la population mondiale et n'est connu à des niveaux très divers que de 15 %. Il perd régulièrement du terrain en termes relatifs sur Internet, où l'espagnol, le portugais, l'arabe ou le français progressent plus vite ; avec 40 millions de locuteurs souvent unilingues aux Etats-Unis, l'espagnol le talonne au sein de son centre névralgique.
Enfin, à l'époque des impérialismes retrouvés, il n'est pas certain que Chinois, Russes ou Indiens souhaitent contribuer à renforcer la langue de la puissance qu'ils défient. Globish dresse un état des lieux des rapports de force entre la dizaine de langues qui comptent sur la scène internationale. Il vise à faire la part entre les bénéfices et les inconvénients de cette tendance à la généralisation du " tout anglais " dans la vie internationale.
S'il importe de disposer d'une langue commune dans notre monde de plus en plus interconnecté, il faut aussi garder à l'esprit les " dégâts collatéraux " auxquels la généralisation de cette langue expose tous ceux qui ne sont pas anglophones de naissance. A l'aide d'exemples nombreux et surprenants, Jean-François Charpentier identifie ainsi les écueils de la " mondialisation linguistique " et explore les moyens pour les non anglophones de rester dans la course sans renoncer à défendre leurs intérêts culturels, stratégiques, économiques.
Diplômé de l'Inalco en russe et hongrois, Jean-François Charpentier est diplomate de carrière et a servi depuis plus de 35 ans dans des pays très différents (Russie, Hongrie, Estonie, Haïti, ancien ambassadeur en Arménie puis au Guatemala). Vrai " fou de langues " (il en parle douze couramment), à l'apprentissage desquelles il consacre une partie de ses loisirs, il a mis à profit son expérience professionnelle pour porter un regard critique sur le fonctionnement linguistique de la mondialisation.