Béa vient d'accoucher de son deuxième enfant. Elle trouve du réconfort dans les centres commerciaux, se rase le crâne, s'inquiète à propos de tout, punit trop vite son aîné de quatre ans. Le ménage l'obnubile jusqu'à nettoyer en cachette. Sa pensée se disperse. Les consignes qu'elle se donne à elle-même n'en finissent pas, répondre à cette invitation, repriser les coudes du pull en laine, payer les factures.
Ca ne s'arrête jamais, même quand, enfin seule, elle accumule ses longueurs de bassin à la piscine municipale. Les brèches sont rares. Mais il suffit que la montagne de linge se mette à respirer comme une baleine, qu'un nuage noir la captive ou qu'elle trouve la bonne phrase pour le roman qu'elle traduit, alors, la voici ramenée à elle-même. En alternant les points de vue, Anne-Sophie Subilia subjugue.
Du couple fragilisé par la maternité à l'émerveillement devant l'enfance, cette mise sous tension poétique de la vie ordinaire est haletante.
Béa vient d'accoucher de son deuxième enfant. Elle trouve du réconfort dans les centres commerciaux, se rase le crâne, s'inquiète à propos de tout, punit trop vite son aîné de quatre ans. Le ménage l'obnubile jusqu'à nettoyer en cachette. Sa pensée se disperse. Les consignes qu'elle se donne à elle-même n'en finissent pas, répondre à cette invitation, repriser les coudes du pull en laine, payer les factures.
Ca ne s'arrête jamais, même quand, enfin seule, elle accumule ses longueurs de bassin à la piscine municipale. Les brèches sont rares. Mais il suffit que la montagne de linge se mette à respirer comme une baleine, qu'un nuage noir la captive ou qu'elle trouve la bonne phrase pour le roman qu'elle traduit, alors, la voici ramenée à elle-même. En alternant les points de vue, Anne-Sophie Subilia subjugue.
Du couple fragilisé par la maternité à l'émerveillement devant l'enfance, cette mise sous tension poétique de la vie ordinaire est haletante.