Giulio Romano

Par : Laura Angelucci, Roberta Serra
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  • Nombre de pages82
  • PrésentationBroché
  • Poids0.368 kg
  • Dimensions21,0 cm × 21,0 cm × 0,9 cm
  • ISBN978-2-84742-205-4
  • EAN9782847422054
  • Date de parution11/10/2012
  • CollectionCabinet des dessins
  • ÉditeurLe Passage

Résumé

« Parmi les innombrables élèves de Raphaël d’Urbin, aucun ne l’imita mieux dans son style, son invention, son dessin et son coloris que Jules Romain... » C’est ainsi que Giorgio Vasari (1568) commence la biographie du peintre et architecte Giulio Pippi (1492 ou 1499-1546), dit Giulio Romano, nom que l’artiste choisit pour exprimer en un seul mot tant ses origines que l’importance que Rome et l’Antique avaient dans son art.
Entré très jeune dans l’atelier de Raphaël, Giulio y assuma un rôle qui devint de plus en plus important au fil des ans. Désigné, avec Giovan Francesco Penni, héritier et exécuteur testamentaire du maître, à la mort de celui-ci en 1520, Giulio reprit son atelier. Après avoir finalement terminé la décoration de la Salle de Constantin, au Vatican, en 1524 il céda aux prières et promesses du comte Baldassarre Castiglione, ambassadeur de Frédéric II Gonzague (1500-1540) à Rome, et accepta l’invitation du marquis de s’installer à la cour de Mantoue.
C’est là, loin de Rome, que sa créativité put s’exprimer pleinement. Très vite, il y assuma le premier rôle concernant toutes les oeuvres d’architecture et de décoration, et on peut compter parmi ses chefs-d’oeuvre le Palazzo Te (1525-1535) et l’appartement de Troie au Palazzo Ducale (1536-1539). Comme Raphaël l’avait fait à Rome, Giulio est à Mantoue à la tête d’un atelier capable de traduire en stucs et peintures ses dessins. Plus que dans les oeuvres achevées, c’est dans le dessin que ses inventions atteignent la perfection absolue en s’exprimant toujours avec vivacité, force et sensibilité. Le très riche fonds de dessins de l’artiste au Cabinet des dessins du Louvre en donne un poignant témoignage et permet de parcourir toute la carrière de l’artiste, de ses débuts romains dans les chantiers du Vatican et de la Villa Madame jusqu’aux années à la cour de Gonzague, quand, grâce aux prestigieuses commandes mantouanes, sa renommée se diffuse dans toute la plaine du Pô, et même au-delà des Alpes.
Laura Angelucci. Diplômée de l'Université "La Sapienza" de Rome en Histoire de l'Art, diplômée de l'Ecole de Spécialisation en Histoire de l'Art moderne et contemporaine de Rome, elle est chargée de recherches au département des Arts graphiques du Musée du Louvre. Elle collabore régulièrement aux expositions et aux publications du département : Visions capitales (1998), Verrocchio, Lorenzo di Credi, Francesco di Simone Ferrucci (2003), Polidoro da Caravaggio (2007), Baccio Bandinelli (20081, Beccafumi (2009), Les Enluminures du Louvre (2011).
Elle est également chargée de cours à l'Institut national du patrimoine et à l'Ecole du Louvre. Roberte Serra, diplômée de l'Université de Bologne en Histoire du dessin, commence son activité au département des Arts graphiques du musée du Louvre en 2000 comme chargée de recherches. Elle participe régulièrement aux expositions et aux publications du département : Un siècle de dessin à Bologne, 1480-1580 (2001), Verrocchio, Lorenzo di Credi, Francesca di Simone Ferrucci (2003), Polidoro da Caravaggio (2007), Baccio Bandinelli (20081, Beccafumi (2009), Les Enluminures du Louvre (2011).
Elle est également chargée de cours à l'Institut national du patrimoine.