Isabelle Malmon est agrégée de lettres modernes et docteure en littérature française et comparée, chercheuse associée au laboratoire DIRE de l'Université de la Réunion. Elle est l'auteure d'une thèse intitulée " Le tupapau et le génie à capuche : étude d'une figure entêtante dans l'oeuvre de Paul Gauguin ". Elle communique régulièrement sur l'oeuvre de l'artiste dans le cadre d'articles et de conférences.
Gauguin et la dame en noir
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- Nombre de pages155
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.4 kg
- ISBN978-2-35120-155-8
- EAN9782351201558
- Date de parution05/07/2018
- ÉditeurEditions Complicités
Résumé
L'enfance du peintre et sculpteur Paul Gauguin (1848-1903) a été peu étudiée par la critique, si ce n'est pour reprendre ce que l'artiste en a dit dans son manuscrit Avant et Après, rédigé aux Marquises, peu de temps avant sa mort. Prenant appui sur certaines pages de ce carnet, celles consacrées aux premières années de Gauguin au Pérou puis en France, cet ouvrage a tenté de prêter l'oreille à un désir enseveli dans le substrat de l'inconscient : l'attachement obsédant à la mère du narrateur, seule figure parentale auprès du garçonnet après le décès de son père.
Derrière certaines remarques, certains mots de ce manuscrit, filtre en effet une teneur sensiblement anxiogène prouvant le jaillissement de cette pulsion incestueuse inavouable, indicible en l'état, car ressentie comme une fixation coupable sur le premier objet d'amour, dérobé par la mort. Mais, par le biais de cet aveu tardif, précipité par la venue d'un trépas dont Gauguin sent l'approche, ne s'agit-il pas aussi de dévoiler à demi-mots un autre secret : un amour clandestin que sa mère taisait, et que jamais le fils jaloux ne toléra ?
Derrière certaines remarques, certains mots de ce manuscrit, filtre en effet une teneur sensiblement anxiogène prouvant le jaillissement de cette pulsion incestueuse inavouable, indicible en l'état, car ressentie comme une fixation coupable sur le premier objet d'amour, dérobé par la mort. Mais, par le biais de cet aveu tardif, précipité par la venue d'un trépas dont Gauguin sent l'approche, ne s'agit-il pas aussi de dévoiler à demi-mots un autre secret : un amour clandestin que sa mère taisait, et que jamais le fils jaloux ne toléra ?


