Français par le crime, j'accuse !. Algérie, 1954 - 1962
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- Nombre de pages160
- PrésentationBroché
- Poids0.21 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-296-54458-1
- EAN9782296544581
- Date de parution01/04/2011
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Les politiques savaient. Les viols, la torture, les exécutions sommaires, Guy Mollet, président du Conseil, savait ; Robert Lacoste, ministre de l'Algérie, savait ; Max Lejeune, secrétaire d'Etat aux forces armées, savait ; les radicaux Bourgés-Maunoury et Félix Gaillard, président du Conseil en 1957-1958, savaient. L'opposition le savait aussi. Et la classe politique française ? La majorité de la droite politique reconnaissait en de Gaulle son " sauveur ", reconstituant après 1962 un consensus politique autour de sa personne pour faire oublier son attitude en faveur de l'Algérie française.
Une certaine partie de la gauche également reconsidéra son histoire puisqu'elle avait approuvé les pouvoirs spéciaux en mars 1956, disposition envoyant le contingent en Algérie. Jusqu'en 1960, la gauche française était pour la paix ". Elle ne se prononça pour l'indépendance que tardivement, et reconstruisit elle aussi un récit mythologique de l'indépendance algérienne, peut-être pour faire oublier sa position antérieure.
Le ministre de la Justice François Mitterrand savait. Je ne suis ni dupe ni aveugle ni soumis. C'est pour cela qu'avec sérénité j'apporte un double et terrifiant témoignage : celui de ma mère et de moi-même.
Une certaine partie de la gauche également reconsidéra son histoire puisqu'elle avait approuvé les pouvoirs spéciaux en mars 1956, disposition envoyant le contingent en Algérie. Jusqu'en 1960, la gauche française était pour la paix ". Elle ne se prononça pour l'indépendance que tardivement, et reconstruisit elle aussi un récit mythologique de l'indépendance algérienne, peut-être pour faire oublier sa position antérieure.
Le ministre de la Justice François Mitterrand savait. Je ne suis ni dupe ni aveugle ni soumis. C'est pour cela qu'avec sérénité j'apporte un double et terrifiant témoignage : celui de ma mère et de moi-même.
Les politiques savaient. Les viols, la torture, les exécutions sommaires, Guy Mollet, président du Conseil, savait ; Robert Lacoste, ministre de l'Algérie, savait ; Max Lejeune, secrétaire d'Etat aux forces armées, savait ; les radicaux Bourgés-Maunoury et Félix Gaillard, président du Conseil en 1957-1958, savaient. L'opposition le savait aussi. Et la classe politique française ? La majorité de la droite politique reconnaissait en de Gaulle son " sauveur ", reconstituant après 1962 un consensus politique autour de sa personne pour faire oublier son attitude en faveur de l'Algérie française.
Une certaine partie de la gauche également reconsidéra son histoire puisqu'elle avait approuvé les pouvoirs spéciaux en mars 1956, disposition envoyant le contingent en Algérie. Jusqu'en 1960, la gauche française était pour la paix ". Elle ne se prononça pour l'indépendance que tardivement, et reconstruisit elle aussi un récit mythologique de l'indépendance algérienne, peut-être pour faire oublier sa position antérieure.
Le ministre de la Justice François Mitterrand savait. Je ne suis ni dupe ni aveugle ni soumis. C'est pour cela qu'avec sérénité j'apporte un double et terrifiant témoignage : celui de ma mère et de moi-même.
Une certaine partie de la gauche également reconsidéra son histoire puisqu'elle avait approuvé les pouvoirs spéciaux en mars 1956, disposition envoyant le contingent en Algérie. Jusqu'en 1960, la gauche française était pour la paix ". Elle ne se prononça pour l'indépendance que tardivement, et reconstruisit elle aussi un récit mythologique de l'indépendance algérienne, peut-être pour faire oublier sa position antérieure.
Le ministre de la Justice François Mitterrand savait. Je ne suis ni dupe ni aveugle ni soumis. C'est pour cela qu'avec sérénité j'apporte un double et terrifiant témoignage : celui de ma mère et de moi-même.