Née en 1885 à Flensbourg, ville portuaire du nord de l'Allemagne, Emmy Hennings est une artiste totale. Fondatrice oubliée du mouvement dada, figure phare de l'avant-garde expressionniste, elle est chanteuse, danseuse, poétesse, comédienne, marionnettiste... Refusant toute compromission avec l'ordre bourgeois, elle paie aussi le prix de cette soif d'indépendance : la misère, l'instabilité permanente, la drogue, la prostitution...
En 1914, elle passe plusieurs mois dans une prison de Munich, expérience qui lui inspire le récit Prison. Peu de temps après sa libération, elle rejoint son mari Hugo Ball à Zurich, où ils fondent, avec Tristan Tzara, Jean Arp et d'autres, le Cabaret Voltaire, berceau du mouvement dada. Lassés de cette existence chaotique, Ball et Hennings s'installent dans un village des Alpes suisses, où ils mènent dès lors une vie d'ascèse, tout entière consacrée à la méditation et à l'écriture.
C'est là que Hennings écrit ses trois récits autobiographiques, Prison (1919), La flétrissure (1920), et Fleur et flamme (1938), qui témoignent de sa vie hors normes, vécue comme une quête de sens, de vérité, de beauté et d'amour. Elle meurt en 1948, seule et oubliée de tous, sauf de Hermann Hesse, qui s'efforça toute sa vie de lui rendre la place qui lui revenait dans l'histoire de l'art et de la littérature allemandes.
En 1914, elle passe plusieurs mois dans une prison de Munich, expérience qui lui inspire le récit Prison. Peu de temps après sa libération, elle rejoint son mari Hugo Ball à Zurich, où ils fondent, avec Tristan Tzara, Jean Arp et d'autres, le Cabaret Voltaire, berceau du mouvement dada. Lassés de cette existence chaotique, Ball et Hennings s'installent dans un village des Alpes suisses, où ils mènent dès lors une vie d'ascèse, tout entière consacrée à la méditation et à l'écriture.
C'est là que Hennings écrit ses trois récits autobiographiques, Prison (1919), La flétrissure (1920), et Fleur et flamme (1938), qui témoignent de sa vie hors normes, vécue comme une quête de sens, de vérité, de beauté et d'amour. Elle meurt en 1948, seule et oubliée de tous, sauf de Hermann Hesse, qui s'efforça toute sa vie de lui rendre la place qui lui revenait dans l'histoire de l'art et de la littérature allemandes.



