Ancrée dans un lieu bien précis, le microcosme urbain du Havre, la recherche d'A. Nicollet nous permet d'aborder d'une manière exemplaire les réalités concrètes des nombreuses femmes venues en France, à la fin des années 70 et dans les années 80, des pays au Sud du Sahara, notamment du Sénégal, du Mali et de Mauritanie. Cette recherche ne se limite pas au témoignage personnel mais essaye, toujours avec un souci sociologique rigoureux, de le replacer dans un ensemble qui lui donne toute sa signification, faisant de cette étude, non une monographie localisée mais une analyse générale du parcours d'accultuation des femmes d'Afrique noire en France.
Cet ouvrage a le mérite de soulever - pour la première fois - la question de "l'avenir de ces femmes qui, les premières, ont effectué le grand passage de l'Afrique vers la France et le destin des générations suivantes" .Bien que l'auteur ne se sente pas autorisé à conclure, compte tenu de la mobilité et de l'inachèvement des faits analysés (il faudra du temps encore pour que les nouvelles générations de cette immigration venant d'Afrique noire puissent s'exprimer), l'étude nous révèle le sens du mouvement, même si le terme en reste encore indéterminé.
Albert Nicollet nous montre que le sens du processus du transit entre deux mondes vécu par les femmes d'Afrique noire va vers des synthèses vitales et comment les personnes qui vivent ce passage peuvent rester elles-mêmes, tout en participant à des cultures différentes. Tout au long de la lecture, nous sommes invités à revoir, parfois de manière radicale, nos concepts d'assimilation, d'intégration et d'identité culturelle, à nous interroger, comme le fait l'auteur, sur l'usage simpliste que l'on fait aujourd'hui de ces termes, pour savoir "s'il ne conviendrait pas plutôt de faire prévaloir la diversité des ressources de l'être humain, sa plasticité, la complexité de ses démarches".
Ancrée dans un lieu bien précis, le microcosme urbain du Havre, la recherche d'A. Nicollet nous permet d'aborder d'une manière exemplaire les réalités concrètes des nombreuses femmes venues en France, à la fin des années 70 et dans les années 80, des pays au Sud du Sahara, notamment du Sénégal, du Mali et de Mauritanie. Cette recherche ne se limite pas au témoignage personnel mais essaye, toujours avec un souci sociologique rigoureux, de le replacer dans un ensemble qui lui donne toute sa signification, faisant de cette étude, non une monographie localisée mais une analyse générale du parcours d'accultuation des femmes d'Afrique noire en France.
Cet ouvrage a le mérite de soulever - pour la première fois - la question de "l'avenir de ces femmes qui, les premières, ont effectué le grand passage de l'Afrique vers la France et le destin des générations suivantes" .Bien que l'auteur ne se sente pas autorisé à conclure, compte tenu de la mobilité et de l'inachèvement des faits analysés (il faudra du temps encore pour que les nouvelles générations de cette immigration venant d'Afrique noire puissent s'exprimer), l'étude nous révèle le sens du mouvement, même si le terme en reste encore indéterminé.
Albert Nicollet nous montre que le sens du processus du transit entre deux mondes vécu par les femmes d'Afrique noire va vers des synthèses vitales et comment les personnes qui vivent ce passage peuvent rester elles-mêmes, tout en participant à des cultures différentes. Tout au long de la lecture, nous sommes invités à revoir, parfois de manière radicale, nos concepts d'assimilation, d'intégration et d'identité culturelle, à nous interroger, comme le fait l'auteur, sur l'usage simpliste que l'on fait aujourd'hui de ces termes, pour savoir "s'il ne conviendrait pas plutôt de faire prévaloir la diversité des ressources de l'être humain, sa plasticité, la complexité de ses démarches".