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Féminisme et pédagogie au coeur des formations artistiques : 40 ans d'expérience
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- Nombre de pages138
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.09 kg
- Dimensions10,5 cm × 15,5 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-913689-41-1
- EAN9782913689411
- Date de parution06/01/2025
- CollectionLa surface démange
- ÉditeurVilla Arson
- Directeur de publicationSophie Orlando
Résumé
Féminisme et pédagogie au coeur des formations artistiques : 40 ans d'expérience réunit deux conférences tenues en 1985 et 2022 par l'historienne de l'art et curatrice féministe Griselda Pollock. Dans sa conférence de 1985, Griselda Pollock formule une critique des politiques du genre présentes dans l'enseignement artistique au XXe siècle qui, selon elle, renforcent l'idéologie individualiste et masculiniste des conditions de production capitalistes de l'art.
Elle associe le culte de l'auteur avec une absence de reconnaissance des femmes artistes, malgré leur participation flagrante à l'art moderne. Elle explore l'impact de la critique post-moderne et de l'engagement pour un art féministe sur les théories de la signification, de la subjectivité et sur l'image, quand elle se détache du modèle de "l'atelier". Pour finir, elle plaide pour "une intervention féministe dans l'histoire des arts" à même de contester le modèle exclusivement centré sur l'homme artiste-héros ou sur l'hégémonie du formalisme dans la théorie de l'art.
Près de quarante ans plus tard, en 2022, Griselda Pollock revisite l'impact de 1968 et la révolution théorique provoquée par ce moment historique en resituant les tournants géopolitiques et idéologiques de 1989, 2001, et plus particulièrement 2007 (sortie de l'iPhone, liée à Internet et aux réseaux sociaux). Elle identifie une tendance post-2010 problématique qu'elle appelle (moyennant Derrida) "instagrammatologie" et défend une analyse critique de la grammaire des réseaux sociaux, qui réduisent selon elle le spectre de la pensée nuancée et performent la surveillance des idées.
Elle associe le culte de l'auteur avec une absence de reconnaissance des femmes artistes, malgré leur participation flagrante à l'art moderne. Elle explore l'impact de la critique post-moderne et de l'engagement pour un art féministe sur les théories de la signification, de la subjectivité et sur l'image, quand elle se détache du modèle de "l'atelier". Pour finir, elle plaide pour "une intervention féministe dans l'histoire des arts" à même de contester le modèle exclusivement centré sur l'homme artiste-héros ou sur l'hégémonie du formalisme dans la théorie de l'art.
Près de quarante ans plus tard, en 2022, Griselda Pollock revisite l'impact de 1968 et la révolution théorique provoquée par ce moment historique en resituant les tournants géopolitiques et idéologiques de 1989, 2001, et plus particulièrement 2007 (sortie de l'iPhone, liée à Internet et aux réseaux sociaux). Elle identifie une tendance post-2010 problématique qu'elle appelle (moyennant Derrida) "instagrammatologie" et défend une analyse critique de la grammaire des réseaux sociaux, qui réduisent selon elle le spectre de la pensée nuancée et performent la surveillance des idées.


