Gilles Declercq est professeur et directeur de l'Institut de Recherche en Etudes Théâtrales a l'Université Sorbonne Nouvelle. Dix-septiémiste et spécialiste de rhétorique, ses recherches actuelles portent sur l'esthétique de la représentation. Stella Spriet est professeur à l'Université de Saskatchewan (Canada), où elle enseigne la littérature et le théâtre français. Dix-septiémiste, spécialiste de la mise en scène des classiques, ses recherches portent également sur la relation texte / image.
Fascination des images, images de la fascination
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- Nombre de pages365
- PrésentationBroché
- Poids0.825 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-87854-621-7
- EAN9782878546217
- Date de parution01/11/2014
- ÉditeurPresses Sorbonne Nouvelle
- PostfacierPascal Quignard
Résumé
L'omniprésence de l'image dans nos sociétés contemporaines, massivement régies par les médias visuels, - photographie, cinéma, télévision, internet - a bouleversé notre culture, longtemps fondée sur le primat de l'écrit. Cette révolution renoue cependant avec les assises les plus anciennes de notre culture où l'image, prise en charge par la peinture, le théâtre et les arts oratoires, était porteuse de savoir et d'émotion esthétique.
Ce pouvoir de création et de communication de l'image a fait très tôt l'objet d'un examen critique soucieux d'en dénoncer les dangers : force et forme d'attraction paroxystique, la fascination désigne assez bien ce péril et ces pièges. Platon, le premier, en instruit le procès tandis qu'Aristote s'efforce d'arrimer au logos la puissance imageante du théâtre. A l'âge classique, les Etats modernes établissent leur pouvoir par un contrôle croissant de l'image : J-M Apostolidès et L Marin ont rendu compte, pour la France, de la machinerie fascinatrice du "grand Roi", qui traverse les arts et l'imaginaire classiques.
La littérature contemporaine inclut dans sa démarche réflexive cette méditation sur le pouvoir fascinant de l'image : l'oeuvre de Pascal Quignard en reprend et repense ainsi les figures paradigmatiques - Narcisse, Méduse, Médée. Examinant ce phénomène dans la peinture, la littérature et les arts du spectacle, cet ouvrage, transhistorique et pluridisciplinaire, est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, littéraires, esthéticiens et historiens qui interrogent ici collectivement, en toute liberté critique, la fascination des images dans son ambivalence, rayonnante et aliénante.
Ce pouvoir de création et de communication de l'image a fait très tôt l'objet d'un examen critique soucieux d'en dénoncer les dangers : force et forme d'attraction paroxystique, la fascination désigne assez bien ce péril et ces pièges. Platon, le premier, en instruit le procès tandis qu'Aristote s'efforce d'arrimer au logos la puissance imageante du théâtre. A l'âge classique, les Etats modernes établissent leur pouvoir par un contrôle croissant de l'image : J-M Apostolidès et L Marin ont rendu compte, pour la France, de la machinerie fascinatrice du "grand Roi", qui traverse les arts et l'imaginaire classiques.
La littérature contemporaine inclut dans sa démarche réflexive cette méditation sur le pouvoir fascinant de l'image : l'oeuvre de Pascal Quignard en reprend et repense ainsi les figures paradigmatiques - Narcisse, Méduse, Médée. Examinant ce phénomène dans la peinture, la littérature et les arts du spectacle, cet ouvrage, transhistorique et pluridisciplinaire, est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, littéraires, esthéticiens et historiens qui interrogent ici collectivement, en toute liberté critique, la fascination des images dans son ambivalence, rayonnante et aliénante.












