Qui était le baron Fernand de La Tombelle ? Un étonnant touche-à-tout qui fut à la fois compositeur, pianiste et organiste, pédagogue et conférencier, poète et écrivain, folkloriste, photographe, doué d'un réel talent de peintre amateur, un homme féru d'astronomie, d'archéologie, d'automobiles et même cycliste émérite. En tant que compositeur, son souci de la forme ainsi que la clarté de ses idées en font un digne représentant du classicisme romantique français, suivant l'exemple de ses maîtres et amis Alexandre Guilmant, Théodore Dubois ou encore Camille Saint-Saëns. La Tombelle abordera, à l'exception du grand opéra, quasiment tous les genres musicaux, et cela en quantité (on peut estimer son catalogue d'oeuvres à près de 500 numéros d'opus). Une place particulière peut être attribuée à sa musique de chambre (il remporta d'ailleurs le prix Chartier de l'Institut en 1896 pour celle-ci) ou encore à sa musique chorale, La Tombelle étant sans doute en France durant la "Belle Époque" , l'un des piliers les plus importants dans l'écriture de choeurs à voix d'hommes (choeurs d'orphéon). Avec les années, la musique religieuse prendra une place de plus en plus importante dans sa production, par l'écriture d'oratorios et de cantates majestueux. En outre, dans une volonté affichée de démocratisation de la grande musique et de sa décentralisation du milieu parisien, il composera une multitude de cantiques, motets et autres messes souvent à la portée de tous. Ayant la plume facile en musique, La Tombelle peut manier tout aussi aisément les mots. On lui doit de nombreux poèmes – qu'il met parfois en musique –, des scènes de théâtre en rime ou en prose, des articles et ouvrages ayant trait à des sujets musicaux, mais également des récits de voyages fort développés et, chose plus surprenante, un petit opuscule culinaire : Les Pâtés de Périgueux ! Enfin, bien que Parisien de naissance, La Tombelle reste une figure attachée par ses racines au Périgord, terre où il passa la plus grande partie de sa vie en son château de Fayrac. Défendant le folklore local, il notera et harmonisera nombre de thèmes populaires de cette région, comme le firent ailleurs en France Julien Tiersot, Louis-Albert Bourgault-Ducoudray, Vincent d'Indy, Joseph Canteloube ou Maurice Emmanuel. La musique populaire saura d'ailleurs s'insérer habilement dans nombre d'ouvrages de La Tombelle, tels que la Fantaisie Ballade pour harpe à pédales.
Fantaisie Ballade. partition pour harpe à pédales
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- Nombre de pages13
- PrésentationBroché
- Poids0.07 kg
- Dimensions21,0 cm × 29,7 cm × 0,2 cm
- ISBN979-0-2318-0815-5
- EAN9790231808155
- Date de parution01/07/2016
- ÉditeurSymétrie
Résumé
Dans sa Fantaisie Ballade pour harpe à pédales, unique oeuvre connue de l'auteur pour la harpe Erard solo, La Tombelle n'emprunte pas directement son thème principal à un chant traditionnel précis, mais nous joue l'artifice d'écrire une musique dans l'esprit des ballades anciennes. Le sens de ballade à privilégier dans cette partition est celui de la vision qu'en donne le xixe siècle avec une forme plutôt libre (ce qu'accentue le terme "fantaisie") et aux accents parfois mélancoliques.
Bien que la mélodie principale de cette pièce soit formée de trois phrases musicales, comme le nombre de strophes de certaines ballades médiévales, il manque ici un envoi récurrent qui pourrait démontrer un hommage explicite à la forme poétique prisée par Machaut ou Villon. La présente édition se fonde sur un brouillon autographe non daté, sauvé de sa lente mais certaine destruction dans un sombre grenier, demeure de colombidae plus amateurs de roucoulements que de musique, pour être placé aux archives du diocèse de Périgueux et Sarlat.
Le manuscrit, malgré l'écriture claire de La Tombelle, possède un certain nombre de repentirs ainsi que des indications sur le fonctionnement de la harpe à pédales. Quelques oublis ont été corrigés ainsi que certaines précisions concernant les changements de pédales. Concernant les deux glissandos que comporte la pièce (mesures 92 et 151), le compositeur a noté sous la portée les "sons homophones" .
Le premier correspond donc à une septième diminuée (la-si #-do-ré #-mi b-fa #-sol b) et le second terminant l'oeuvre, à une échelle pentatonique (sol-la-si-do b-ré-mi-fa b). Jean-Emmanuel Filet
Bien que la mélodie principale de cette pièce soit formée de trois phrases musicales, comme le nombre de strophes de certaines ballades médiévales, il manque ici un envoi récurrent qui pourrait démontrer un hommage explicite à la forme poétique prisée par Machaut ou Villon. La présente édition se fonde sur un brouillon autographe non daté, sauvé de sa lente mais certaine destruction dans un sombre grenier, demeure de colombidae plus amateurs de roucoulements que de musique, pour être placé aux archives du diocèse de Périgueux et Sarlat.
Le manuscrit, malgré l'écriture claire de La Tombelle, possède un certain nombre de repentirs ainsi que des indications sur le fonctionnement de la harpe à pédales. Quelques oublis ont été corrigés ainsi que certaines précisions concernant les changements de pédales. Concernant les deux glissandos que comporte la pièce (mesures 92 et 151), le compositeur a noté sous la portée les "sons homophones" .
Le premier correspond donc à une septième diminuée (la-si #-do-ré #-mi b-fa #-sol b) et le second terminant l'oeuvre, à une échelle pentatonique (sol-la-si-do b-ré-mi-fa b). Jean-Emmanuel Filet
Dans sa Fantaisie Ballade pour harpe à pédales, unique oeuvre connue de l'auteur pour la harpe Erard solo, La Tombelle n'emprunte pas directement son thème principal à un chant traditionnel précis, mais nous joue l'artifice d'écrire une musique dans l'esprit des ballades anciennes. Le sens de ballade à privilégier dans cette partition est celui de la vision qu'en donne le xixe siècle avec une forme plutôt libre (ce qu'accentue le terme "fantaisie") et aux accents parfois mélancoliques.
Bien que la mélodie principale de cette pièce soit formée de trois phrases musicales, comme le nombre de strophes de certaines ballades médiévales, il manque ici un envoi récurrent qui pourrait démontrer un hommage explicite à la forme poétique prisée par Machaut ou Villon. La présente édition se fonde sur un brouillon autographe non daté, sauvé de sa lente mais certaine destruction dans un sombre grenier, demeure de colombidae plus amateurs de roucoulements que de musique, pour être placé aux archives du diocèse de Périgueux et Sarlat.
Le manuscrit, malgré l'écriture claire de La Tombelle, possède un certain nombre de repentirs ainsi que des indications sur le fonctionnement de la harpe à pédales. Quelques oublis ont été corrigés ainsi que certaines précisions concernant les changements de pédales. Concernant les deux glissandos que comporte la pièce (mesures 92 et 151), le compositeur a noté sous la portée les "sons homophones" .
Le premier correspond donc à une septième diminuée (la-si #-do-ré #-mi b-fa #-sol b) et le second terminant l'oeuvre, à une échelle pentatonique (sol-la-si-do b-ré-mi-fa b). Jean-Emmanuel Filet
Bien que la mélodie principale de cette pièce soit formée de trois phrases musicales, comme le nombre de strophes de certaines ballades médiévales, il manque ici un envoi récurrent qui pourrait démontrer un hommage explicite à la forme poétique prisée par Machaut ou Villon. La présente édition se fonde sur un brouillon autographe non daté, sauvé de sa lente mais certaine destruction dans un sombre grenier, demeure de colombidae plus amateurs de roucoulements que de musique, pour être placé aux archives du diocèse de Périgueux et Sarlat.
Le manuscrit, malgré l'écriture claire de La Tombelle, possède un certain nombre de repentirs ainsi que des indications sur le fonctionnement de la harpe à pédales. Quelques oublis ont été corrigés ainsi que certaines précisions concernant les changements de pédales. Concernant les deux glissandos que comporte la pièce (mesures 92 et 151), le compositeur a noté sous la portée les "sons homophones" .
Le premier correspond donc à une septième diminuée (la-si #-do-ré #-mi b-fa #-sol b) et le second terminant l'oeuvre, à une échelle pentatonique (sol-la-si-do b-ré-mi-fa b). Jean-Emmanuel Filet