Véronique Daine vit en Belgique, en pays de Gouine. Elle est l'auteure de plusieurs recueils de poésie dont R.B. publié A L'herbe qui tremble.
Extraction de la peur
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- Nombre de pages80
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.117 kg
- Dimensions14,0 cm × 19,5 cm × 0,5 cm
- ISBN978-2-918220-39-8
- EAN9782918220398
- Date de parution01/03/2017
- ÉditeurL'herbe qui tremble
- IllustrateurAlain Dulac
Résumé
"à 9 heures du monde je touche à chaque instant dans le grand puits de bleu de l'été mais c'est sans le savoir je me sens femme je ne sais pas ce que ça veut dire c'est un peu bête et doux et plein je mets du rouge groseille à mes pieds un bracelet à mon poignet et j'entame un récitatif contre la peur et ses contaminations les ginkgos biloba sont des fossiles vivants ayant survécu dans l'encyclopédie on lit qu'ils sont apparus 40 millions d'années avant les dinosaures je crois toucher à quelques instants de quelques minutes à neuf heures du monde c'est dérisoire délicieusement et heureux tout à la fois"
L'éditeur en parle
Véronique Daine publie peu, ce qui rend précieux ce nouveau recueil écrit sous la forme de courtes proses non ponctuées. Peut-on vivre sans le désir ? C'est le point de départ de toute poésie : le désir de l'autre, le désir d'une langue qui nous éloigne des peurs, le désir d'être soi et de s'extraire de la solitude de l'enfermement. Les poèmes en relatent des instants, mêlés à des événements vécus par des personnes dont le langage a joué un rôle central dans leur tragédie.
Elle ne sait pas n'être qu'elle-même, elle prend, elle reçoit autrui, elle ressent de profondes peurs, les siennes et toutes les autres, elle le dit sur un mode lancinant afin de trouver le passage qui l'extrairait des peurs et ouvrirait finalement un chemin de joie. Sa poésie sort de l'ombre et se dirige toujours vers la lumière, seule qui nous permette de "vivre vaste". Les peintures d'Alain Dulac s'appuient sur les répétitions, en relatant avec le pinceau ce beau "récitatif contre la peur".
Extraction de la peur a reçu le prix Marcel-Thiry en 2017.
Elle ne sait pas n'être qu'elle-même, elle prend, elle reçoit autrui, elle ressent de profondes peurs, les siennes et toutes les autres, elle le dit sur un mode lancinant afin de trouver le passage qui l'extrairait des peurs et ouvrirait finalement un chemin de joie. Sa poésie sort de l'ombre et se dirige toujours vers la lumière, seule qui nous permette de "vivre vaste". Les peintures d'Alain Dulac s'appuient sur les répétitions, en relatant avec le pinceau ce beau "récitatif contre la peur".
Extraction de la peur a reçu le prix Marcel-Thiry en 2017.



