Philippe Lejeune, chercheur spécialiste de l'autobiographie, cofondateur et président de l'APA, est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont son célèbre Pacte autobiographique (Points/Seuil), Le Moi des demoiselles (Seuil), Les Brouillons de soi (Seuil), ou encore Ecrire sa vie. Du pacte au patrimoine autobiographique (Mauconduit).
Evadés. Récits de prisonniers de guerre 1940-1943
1e édition
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- Nombre de pages144
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.176 kg
- Dimensions13,5 cm × 20,1 cm × 1,1 cm
- ISBN979-10-90566-39-2
- EAN9791090566392
- Date de parution04/03/2022
- CollectionVivre Ecrire
- ÉditeurMauconduit (Editions du)
Résumé
Pourquoi un prisonnier de guerre est-il fier de raconter l'histoire de son évasion ? Parce qu'il échappe au sort collectif et retrouve une destinée individuelle. Parce qu'il refuse la passivité et retrouve l'action (pas forcément la liberté, certes, s'il a échoué, mais dans les deux cas, il a agi). Parce qu'il est le héros d'une aventure personnelle au milieu de la folie collective. Mais aussi parce qu'il devient un exemple d'héroïsme militaire sans attenter à la vie de personne.
C'est une des rares circonstances de la vie où la transgression est un mérite. Explorant les fonds de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA) concernant la Seconde Guerre mondiale, j'ai été fasciné par la récurrence de ce micro-genre littéraire : les récits d'évasion de prisonniers de guerre. Ce sont des thrillers. Et le plus souvent des contes de fées : on rentre sain et sauf à la maison.
Ce qui fut si difficile à vivre devient agréable à raconter. "Pendant les veillées d'hiver, nous sollicitions notre père afin qu'il nous raconte son évasion, ce qu'il faisait aisément, avec modestie, écrit Etienne Gallien en présentant le récit de son père. C'était le mythe familial qui alimentait notre imaginaire, notre père avait une "histoire" qui le singularisait". On trouvera ici une anthologie représentative, tirée de sept récits d'évasion, avec, in fine, un inventaire rapide traçant une vue cavalière à travers le fonds de l'APA.
C'est une des rares circonstances de la vie où la transgression est un mérite. Explorant les fonds de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA) concernant la Seconde Guerre mondiale, j'ai été fasciné par la récurrence de ce micro-genre littéraire : les récits d'évasion de prisonniers de guerre. Ce sont des thrillers. Et le plus souvent des contes de fées : on rentre sain et sauf à la maison.
Ce qui fut si difficile à vivre devient agréable à raconter. "Pendant les veillées d'hiver, nous sollicitions notre père afin qu'il nous raconte son évasion, ce qu'il faisait aisément, avec modestie, écrit Etienne Gallien en présentant le récit de son père. C'était le mythe familial qui alimentait notre imaginaire, notre père avait une "histoire" qui le singularisait". On trouvera ici une anthologie représentative, tirée de sept récits d'évasion, avec, in fine, un inventaire rapide traçant une vue cavalière à travers le fonds de l'APA.















