Europe, état d'urgence. La régression nationaliste, consécration de l'ordo-libéralisme
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- Nombre de pages231
- PrésentationBroché
- Poids0.268 kg
- Dimensions14,0 cm × 19,5 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-37071-083-3
- EAN9782370710833
- Date de parution23/04/2016
- CollectionPenser le monde
- ÉditeurTemps des Cerises (Le)
Résumé
Le projet européen est miné. Partout progressent des forces de régression nationaliste. On le mesure en France au niveau atteint par le Front national. Léthargie économique, paupérisation et creusement des inégalités nourrissent le scepticisme croissant à l'égard du projet européen. Et alimentent les succès des joueurs de flûte de l'extrême droite. Le mal viendrait de l'incapacité à respecter les normes du "modèle" : critères de Maastricht, "pacte de stabilité" ou engagements du "traité budgétaire" adopté en 2012.
La seule solution serait donc d'étendre les capacités de contrôle et de coercition d'organismes "indépendants", protégés des vents facétieux de la démocratie. Et il serait ardemment conseillé de recourir à des gouvernements de "grande coalition", comme on le fait à Berlin, dans l'antre du "modèle". Funeste contresens. L'antidote brandi est un poison. L'ordo-libéralisme est imprégné de logiques de compétition et de puissance.
Les extrêmes droites en radicalisent simplement les déterminismes pour en faire autant de passerelles vers leur national-libéralisme. Les résistances qui surgissent dans toute l'Europe, et singulièrement en Allemagne, contre l'austérité et la xénophobie constituent donc un combat unique, vital. Elles portent des alternatives pour un projet européen de coopération et de solidarité plus nécessaire que jamais.
On peut l'émanciper de la double tutelle du capital allemand et des marchés financiers. La dislocation de l'Europe est résistible.
La seule solution serait donc d'étendre les capacités de contrôle et de coercition d'organismes "indépendants", protégés des vents facétieux de la démocratie. Et il serait ardemment conseillé de recourir à des gouvernements de "grande coalition", comme on le fait à Berlin, dans l'antre du "modèle". Funeste contresens. L'antidote brandi est un poison. L'ordo-libéralisme est imprégné de logiques de compétition et de puissance.
Les extrêmes droites en radicalisent simplement les déterminismes pour en faire autant de passerelles vers leur national-libéralisme. Les résistances qui surgissent dans toute l'Europe, et singulièrement en Allemagne, contre l'austérité et la xénophobie constituent donc un combat unique, vital. Elles portent des alternatives pour un projet européen de coopération et de solidarité plus nécessaire que jamais.
On peut l'émanciper de la double tutelle du capital allemand et des marchés financiers. La dislocation de l'Europe est résistible.



