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Étrangers, des traumas mal/traités par l'État
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- Nombre de pages40
- PrésentationBroché
- Poids0.15 kg
- Dimensions21,0 cm × 29,7 cm × 0,8 cm
- ISBN978-2-38287-129-4
- EAN9782382871294
- Date de parution01/12/2021
- ÉditeurGisti
Résumé
En 1998, la loi a reconnu aux personnes étrangères la possibilité de solliciter un droit au séjour pour raison médicale. D'emblée, ce motif de régularisation a été traversé par des objectifs pluriels sinon contradictoires : l'obsessionnelle "maîtrise des flux migratoires" et des impératifs de santé publique. L'appréciation des conditions administratives du séjour relève des préfectures mais c'est aux médecins en charge de l'évaluation médicale de déterminer si l'octroi d'une protection se justifie ou non.
Plus de vingt ans après la consécration de ce droit, qu'en est-il de son application, en particulier pour celles et ceux touchés par des troubles psychiques ? La réforme du 7 mars 2016 a concrétisé la volonté du ministère de l'intérieur de contrôler l'évaluation médicale en la confiant à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), placé sous sa tutelle. Depuis lors, le corps soignant observe une réduction drastique des avis positifs qui vise particulièrement les personnes atteintes de troubles psychotraumatiques.
Ce déni de reconnaissance de la gravité des psychotraumas s'accompagne d'une remise en cause à peine voilée des soins prodigués tandis que sont minimisés les effets d'une interruption du traitement et surestimées les possibilités d'y avoir accès dans les pays d'origine. Pour les malades, la précarisation accrue de leurs conditions de vie va de pair avec la dégradation de leur état de santé. Comment attester auprès des administrations de l' "exceptionnelle gravité" de la blessure psychique et rompre avec le discrédit entachant non seulement la parole en souffrance mais aussi l'expertise des soignant·es ? Force est de constater l'inégalité des armes en matière de preuves médicales entre l'administration et la personne étrangère.
Associant état des savoirs cliniques, lecture critique des politiques migratoires et expériences de praticien·nes et de patient·es, ce numéro a été réalisé en collaboration avec le collectif Dasem psy.
Plus de vingt ans après la consécration de ce droit, qu'en est-il de son application, en particulier pour celles et ceux touchés par des troubles psychiques ? La réforme du 7 mars 2016 a concrétisé la volonté du ministère de l'intérieur de contrôler l'évaluation médicale en la confiant à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), placé sous sa tutelle. Depuis lors, le corps soignant observe une réduction drastique des avis positifs qui vise particulièrement les personnes atteintes de troubles psychotraumatiques.
Ce déni de reconnaissance de la gravité des psychotraumas s'accompagne d'une remise en cause à peine voilée des soins prodigués tandis que sont minimisés les effets d'une interruption du traitement et surestimées les possibilités d'y avoir accès dans les pays d'origine. Pour les malades, la précarisation accrue de leurs conditions de vie va de pair avec la dégradation de leur état de santé. Comment attester auprès des administrations de l' "exceptionnelle gravité" de la blessure psychique et rompre avec le discrédit entachant non seulement la parole en souffrance mais aussi l'expertise des soignant·es ? Force est de constater l'inégalité des armes en matière de preuves médicales entre l'administration et la personne étrangère.
Associant état des savoirs cliniques, lecture critique des politiques migratoires et expériences de praticien·nes et de patient·es, ce numéro a été réalisé en collaboration avec le collectif Dasem psy.












