OFFRE LISEUSES
Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin
Esthétique des Républiques. Une anthropologie des images
Par : , ,Formats :
Expédié sous 127 jours
Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 14 octobreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 14 octobre
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages341
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.56 kg
- Dimensions16,6 cm × 23,2 cm × 2,6 cm
- ISBN978-2-35687-809-0
- EAN9782356878090
- Date de parution13/05/2022
- CollectionBibliothèque républicaine
- ÉditeurLe Bord de l'eau
- TraducteurJoa Gresset
Résumé
Croisant histoire de l'art, histoire des idées politiques, histoire comparée des formes symbolique, ce livre a pour objet la représentation de la souveraineté du peuple dans le cadre des régimes républicains en Europe et en Amérique latine au milieu du XIXe siècle. Longtemps confortées par une interprétation chrétienne qui voulait ne voir qu'un seul monarque dans les Cieux, les catégories de la pensée politique forgées par Aristote ont imposé l'idée que le pouvoir royal ou princier avait pour lui l'évidence de la nature et la force d'une incarnation.
Le Prince, le Roi ou le Tyran, étaient la forme visible du pouvoir. Celle-ci pouvait alors se prêter facilement à d'infinies stratégies de représentation et de célébration dont l'histoire et l'histoire de l'art se sont emparées très tôt. Mais quelle forme visible donner non au pouvoir d'un seul, mais au pouvoir du plus grand nombre, c'est-à-dire aux démocraties ? Comment donner à voir ce qu'est la République, régime caractérisé par le libre choix de la forme du gouvernement mais aussi des gouvernants, dont souveraineté est souvent partagée, contrôlée, provisoire et dont l'autorité ne vaut que pour autant qu'elle rencontre l'assentiment de ceux sur qui elle s'exerce par la loi, le peuple ? Comment signifier en même temps l'exaltation de la liberté et la soumission volontaire de chacun à la loi ? L'historiographie s'est beaucoup concentrée sur la figure de Marianne, au risque d'exagérer la singularité irréductible du modèle français et de son inventivité figurative.
Certes, la décapitation symbolique et physique de la monarchie en 1793 a entraîné d'importantes transformations artistiques qui ont eu pour ambition de rendre visibles la nouvelle organisation des pouvoirs, le sacre du peuple et des masses, mais aussi l'unité de la Nation à travers des symboles, des allégories, des architectures qui sont encore en partie les nôtres (bonnet phrygien, faisceaux de licteurs, amphithéâtre pour les assemblées etc.).
Mais ces stratégies visuelles n'ont rien de nécessaire, d'universel, d'immuable : d'autres expériences républicaines s'en dispensent ou les associent à un langage figuratif original, comme dans les Républiques d'Amérique latine qui cherchent à la fois à reprendre les formes figuratives de la Révolution française et à les combiner avec des éléments originaux qui évoquent leur histoire, leur population.
Le Prince, le Roi ou le Tyran, étaient la forme visible du pouvoir. Celle-ci pouvait alors se prêter facilement à d'infinies stratégies de représentation et de célébration dont l'histoire et l'histoire de l'art se sont emparées très tôt. Mais quelle forme visible donner non au pouvoir d'un seul, mais au pouvoir du plus grand nombre, c'est-à-dire aux démocraties ? Comment donner à voir ce qu'est la République, régime caractérisé par le libre choix de la forme du gouvernement mais aussi des gouvernants, dont souveraineté est souvent partagée, contrôlée, provisoire et dont l'autorité ne vaut que pour autant qu'elle rencontre l'assentiment de ceux sur qui elle s'exerce par la loi, le peuple ? Comment signifier en même temps l'exaltation de la liberté et la soumission volontaire de chacun à la loi ? L'historiographie s'est beaucoup concentrée sur la figure de Marianne, au risque d'exagérer la singularité irréductible du modèle français et de son inventivité figurative.
Certes, la décapitation symbolique et physique de la monarchie en 1793 a entraîné d'importantes transformations artistiques qui ont eu pour ambition de rendre visibles la nouvelle organisation des pouvoirs, le sacre du peuple et des masses, mais aussi l'unité de la Nation à travers des symboles, des allégories, des architectures qui sont encore en partie les nôtres (bonnet phrygien, faisceaux de licteurs, amphithéâtre pour les assemblées etc.).
Mais ces stratégies visuelles n'ont rien de nécessaire, d'universel, d'immuable : d'autres expériences républicaines s'en dispensent ou les associent à un langage figuratif original, comme dans les Républiques d'Amérique latine qui cherchent à la fois à reprendre les formes figuratives de la Révolution française et à les combiner avec des éléments originaux qui évoquent leur histoire, leur population.
L'éditeur en parle
Ce livre propose la première enquête systématique sur les images, symboles, emblèmes et allégories des régimes démocratiques dans l'esprit d'une histoire transnationale des idées politiques et des stratégies visuelles. Il débouche en cela sur une interprétation neuve de l'efficacité politique des images en contexte démocratique.












