Esclaves et résistances à l'île Bourbon (1750-1848). De la désobéissance ordinaire à la révolte
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 27 aoûtCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 10 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages520
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.798 kg
- Dimensions15,6 cm × 23,8 cm × 2,8 cm
- ISBN978-2-84654-556-3
- EAN9782846545563
- Date de parution04/03/2021
- ÉditeurIndes savantes (Les)
Résumé
Le dernier siècle de l'esclavage légal (1750-1848) dans l'île Bourbon. Dans une société de domination où la parole de l'esclave est étouffée, les archives judiciaires lui donnent voix au chapitre, car, enfreignant les règles imaginées pour le contraindre et le nier, elles permettent enfin à l'esclave d'exister. En dressant le tableau d'une île esclavagiste à part, la Bourbon des Mascareignes, inscrite dans l'histoire coloniale française de l'océan Indien, l'auteure cherche à utiliser les chiffres pour interroger les résistances serviles spécifiques à cet espace : entre la " préservation " , la " rupture " et " l'agression " , la résistance, qui prend souvent les traits d'actions ordinaires, sert surtout à limiter la violence d'un quotidien et à contourner la coercition.
Mais peut-on parler de " résistances " ? L'usage de ce mot a pu être polémique, notamment à la Réunion, car il fut utilisé par des militants culturels
Mais peut-on parler de " résistances " ? L'usage de ce mot a pu être polémique, notamment à la Réunion, car il fut utilisé par des militants culturels
L'éditeur en parle
L'île Bourbon, dont l'économie est fondée sur l'esclavage et la culture d'exportation, établit un régime coercitif et discriminatoire. Les résistances serviles sont une des manifestations d'opposition sociale et politique possibles. Le concept de résistance renvoie à une série de comportements opposants qui apparaissent naturellement dans un régime de contraintes, du plus bénin au plus radical. La coercition fait naître à la fois des résistances "mécaniques" de refus et de violence, des résistances "psychologiques" mais aussi de simples "attitudes d'ajustement" au système.
La désobéissance servile n'épouse pas toujours des formes spectaculaires de rébellions sanguinaire.
La désobéissance servile n'épouse pas toujours des formes spectaculaires de rébellions sanguinaire.

