Errance et méthode. Interpréter le déplacement d'Ulysse à Socrate

Par : Normand Doiron
  • Nombre de pages146
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.265 kg
  • Dimensions15,2 cm × 22,8 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-7637-9149-4
  • EAN9782763791494
  • Date de parution01/01/2011
  • ÉditeurPresses Université Laval

Résumé

L'illusion décrite ici s'apparente à celle que produisait autrefois la perspective. De même que la perspective était la seule véritable représentation de l'espace, de même le voyage apparaît le plus souvent comme le type éternel du déplacement. Nous avons largement admis l'usage selon lequel le mot voyage désigne, indifféremment, les modes les plus divers de déplacement, sans limitation historique ou culturelle.
Et pourtant, chaque culture élabore une conception qui lui est propre de l'espace et du mouvement. Chacune s'invente un mode idéal de déplacement, qui doit corroborer ses préjugés, confirmer ses postulats et correspondre à sa vision du monde. Il s'agit donc de mettre en évidence le caractère historique des conceptions et des représentations du déplacement. Se déplacer, c'est lire l'espace : en Grèce ancienne, on pensait le mouvement dans le cadre d'une dialectique de l'errance et de la méthode.
C'est la première fois que l'herméneutique est mise au service d'une interprétation du déplacement, en l'occurrence du déplacement dans le monde d'Homère, d'Eschyle, de Sophocle et de Platon.
Normand Doiron a commencé sa carrière à l'Université de Victoria en Colombie-Britannique. Il enseigne depuis plus de vingt ans à l'Université McGill, à Montréal, en tant que spécialiste de la littérature du XVlle siècle. Il est l'auteur d'une Poétique du déplacement à l'époque classique (1995), point de départ de la réflexion qu'il présente ici, qui vise à démontrer, en contrepartie, la place de l'histoire dans les représentations du déplacement.
Il a préparé l'édition critique (1997) de la Relation du Voyage du Port Royal de l'Acadie (1708) de Diéreville. Il a publié dans les plus grandes revues européennes : sur le théâtre, la rhétorique, le néo-stoïcisme et, depuis quelques années, en dilettante, sur la littérature grecque de l'Antiquité.