Enquêtes judiciaires en gendarmerie. Une constante émulation au fil des siècles avec la police

Par : Jean-Pierre Bedou
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  • Nombre de pages134
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.24 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-38647-026-4
  • EAN9782386470264
  • Date de parution24/06/2024
  • ÉditeurEditions Complicités
  • PréfacierSerge Caillet

Résumé

Durant plusieurs siècles, la gendarmerie a difficilement progressé dans la conduite des enquêtes judiciaires, les gendarmes étant souvent les subordonnés des policiers pour les affaires criminelles d'une certaine gravité. Il faudra attendre l'après-guerre et surtout le code de procédure pénale en 1958 pour qu'il y ait un véritable début de prise de conscience, par la Direction de la gendarmerie. C'est surtout à partir de 1975, avec la création des sections de recherches, que la gendarmerie va s'intéresser à la moyenne et grande délinquance et développer son activité judiciaire, avec un certain nombre de difficultés et d'oppositions policières.
Une importante progression dans le domaine judiciaire s'opéra par la suite avec la création en 1987 du centre de perfectionnement de police judiciaire et du futur institut de recherches criminelles de la gendarmerie, résultant des enseignements tirés de l'affaire du petit Grégory. Ultérieurement une " mission de liaison " sera créée en 1990, au sein de la direction centrale de la police judiciaire (ministère de l'intérieur).
Des gendarmes enquêteurs seront affectés dans les offices centraux, puis dans différents organismes interministériels, au grand dam des syndicats de police. Ce livre montre la difficile progression de la gendarmerie, au fil des siècles et jusqu'à nos jours, dans le traitement des affaires judiciaires.
Jean Pierre Bedou, général de gendarmerie, actuellement du cadre de réserve. Après le baccalauréat, intégration à l'école spéciale militaire de Saint Cyr. Puis à l'issue d'une année en école d'application, intégration, sur concours, à l'école des officiers de gendarmerie de Melun. Début de carrière en gendarmerie mobile puis affectation comme capitaine en gendarmerie départementale avec l'exercice de missions de police judiciaire.
En 1978 une affectation en section de recherches, nouvellement créée, permet de commencer à s'intéresser à la moyenne et grande délinquance malgré des difficultés dues à une opposition systématique du SRPJ local. A l'issue de six années dans ce service une nomination au niveau d'un groupement de gendarmerie départementale permet d'acquérir de nouvelles connaissances judiciaires. En 1984, la direction générale de la gendarmerie crée le centre de perfectionnement de police judiciaire pour former ses enquêteurs.
L'affectation comme directeur de cette école, unique en son genre, permet de montrer aux instances judiciaires et policières que la gendarmerie a la possibilité d'avoir des personnels de haut niveau, en liaison avec l'Institut de recherche criminelle (IRCGN) nouvellement mis sur pied pour s'occuper de la police scientifique au même titre que les laboratoires de la police nationale. Enfin une affectation à la direction centrale de la police judiciaire au ministère de l'intérieur, comme responsable de la " mission de liaison ", pour mettre sur pied les accords police-gendarmerie voulus par le ministre de l'intérieur, va enfin permettre d'améliorer les rapports, dans le domaine judiciaire, entre les deux forces de l'ordre.