Emmanuel Sougez

Par : Juliette Lavie
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  • Nombre de pages354
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 0,0 cm
  • ISBN978-2-36222-155-2
  • EAN9782362221552
  • Date de parution30/07/2026
  • ÉditeurMare et Martin Editions

Résumé

" Il fut pendant vingt ans, chef des services photographiques de "L'Illustration", qu'il avait fondés après avoir été le photographe attitré des Artistes Décorateurs et du fameux Atelier Primavera dont sa femme, Madeleine Sougez, dirigeait une importante section. Fréquentant musées et galeries, il devint le photographe d'Art le plus coté. Il fut un temps où aucun ouvrage sérieux d'art ou d'ethnographie ne pouvait être réalisé sans sa signature.
On le rencontra dans toutes les expositions de France et de l'étranger, celles surtout où la photographie réclamait sa place dans l'histoire des Arts. On le vit aussi aux côtés de son voisin Carlo Rim qui lançait la revue "Jazz" alors en vogue ; puis, plus tard, à l'origine du "Rectangle", devenu depuis le célèbre "Groupe des XV". Sougez était et est un infatigable (Yves Lorelle, 1962) ". Emmanuel Sougez (1889-1972) a été considéré de son vivant comme un photographe majeur ; pourtant, aujourd'hui, peu nombreux sont ceux qui connaissent son nom.
Par une enquête minutieuse, des archives et des sources inédites et nombreuses, cet ouvrage, issu d'une thèse de doctorat, raconte le parcours de ce photographe aux multiples facettes, considéré par ses pairs comme " le meilleur photographe de son temps (Jacques Guenne, 1933) ", le " Nadar de 1936 (George Besson, 1936) ", " le plus grand des photographes français vivant (Paul Sonthonnax, 1953) ", mais aussi marqué par son passé de collaborateur et sa compromission avec le régime de Vichy.
Cette étude rétablit ainsi, grâce à la documentation qu'elle présente, Sougez à la place qui lui revient dans la photographie française de la première moitié du XXe siècle et analyse l'écriture photographique – moderne parce que classique, indiscutablement anachronique mais indéniablement de son temps – qu'il a défendue, au cours des années 1930, avec laquelle il a contribuée à définir l'esprit moderne en étant un adversaire de la Nouvelle Vision, et dont la postérité a été importante avant et après la Seconde Guerre mondiale.
Par sa manière d'avoir été un photographe en prise avec son temps, à la fois engagé dans la modernité et réticent à y demeurer, Sougez permet comme ses contemporains, présents dans cet ouvrage – Man Ray, Germaine Krull, André Kertész, Edward Weston –, d'éclairer la photographie du XXe siècle.
Juliette Lavie est docteure en histoire de l'art contemporain et de la photographie. Après avoir enseigné l'histoire de l'art dans plusieurs universités, avoir réalisé un post-doctorat sur La mise en récit(s) de la photographie en France. Le cas des praticiens-historiens de 1945 à nos jours dans le cadre du Labex CAP (Création, Arts, Patrimoine) de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et avoir obtenu la Bourse de la Fondation Louis Roederer pour la photographie de la BnF avec le projet La photographie à la télévision : " Chambre noire " 1964-1969.
Une émission de l'ORTF, elle occupe actuellement un poste de Chercheure-Cheffe de projet au sein de l'équipe ARP (Artothèque, Recherche, Patrimoine ANR 22-CE-27-0007) pour mener le projet de recherche sur Les artothèques publiques et leurs collections (1982-2022) accueilli par le laboratoire HiCSA à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.