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Eli, Eli
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- Nombre de pages154
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.236 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-88250-505-7
- EAN9782882505057
- Date de parution08/02/2018
- ÉditeurNoir Sur Blanc (Les Editions)
- TraducteurKamil Barbarski
Résumé
Eli, Eli, lama sabachthani ? – " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? " – ce sont les dernières paroles du Christ en croix. Ce reportage littéraire sur les bidonvilles de Manille est un véritable coup de poing. S'il se penche sur les habitants et leur misère, il refuse d'être un de ces " purs regards " auxquels personne ne croit plus. Sans cesse, il nous montre celui qui regarde – qu'il soit touriste ou reporter –, il interroge sa place, son utilité, son éthique, et c'est une formidable leçon de journalisme, voire de simple humanité.
Bien entendu, Tochman élargit son cadrage quand il faut comprendre les ressorts d'une oppression économique : néocolonialisme américain (sous couvert de coopération militaire), tourisme sexuel, poids de l'Eglise, corruption... mais c'est surtout la responsabilité individuelle – à commencer par la sienne, comme homme et comme écrivain – qu'il entend exposer. Une femme que sa maladie de peau fait ressembler à un monceau de grains de raisins, un gamin qui habite un tombeau, dans un cimetière où tous les tombeaux sont habités, un caïd maigre et tatoué, qui a pour un instant troqué sa lame contre un biberon...
A mesure qu'il constitue cette galerie de portraits inoubliables, le reporter nous fait réaliser qu'on ne rencontre pas de telles gens sans se lier, sans s'impliquer dans une histoire, entre compassion, désarroi et espérance têtue.
Bien entendu, Tochman élargit son cadrage quand il faut comprendre les ressorts d'une oppression économique : néocolonialisme américain (sous couvert de coopération militaire), tourisme sexuel, poids de l'Eglise, corruption... mais c'est surtout la responsabilité individuelle – à commencer par la sienne, comme homme et comme écrivain – qu'il entend exposer. Une femme que sa maladie de peau fait ressembler à un monceau de grains de raisins, un gamin qui habite un tombeau, dans un cimetière où tous les tombeaux sont habités, un caïd maigre et tatoué, qui a pour un instant troqué sa lame contre un biberon...
A mesure qu'il constitue cette galerie de portraits inoubliables, le reporter nous fait réaliser qu'on ne rencontre pas de telles gens sans se lier, sans s'impliquer dans une histoire, entre compassion, désarroi et espérance têtue.

