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Écriture de soi et trauma

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  • Nombre de pages284
  • PrésentationBroché
  • Poids0.405 kg
  • Dimensions13,8 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
  • ISBN2-7178-3733-7
  • EAN9782717837339
  • Date de parution11/09/1998
  • CollectionPsychanalyse
  • ÉditeurEconomica
  • CompilateurJean-François Chiantaretto

Résumé

Il a souvent été dit que l'écriture avait à faire avec le devenir psychique d'un trauma chez l'écrivain, qu'on mette ou non au premier plan la fonction dite réparatrice de l'écriture. Cette affirmation générale mérite d'autant plus d'être discutée qu'elle suppose une définition élargie du traumatisme psychique qui pose question, d'un point de vue psychanalytique y compris. Mais qu'en est-il lorsque le projet de celui qui écrit est l'écriture de soi, sous une forme ou une autre ? En posant une telle question, on ne peut ignorer que la psychanalyse est née avec Freud d'affronter le problème du traumatisme psychique et de son origine. Un problème qui a hanté Freud jusqu'à la fin, comme en témoigne son livre sur L'homme Moïse, et a continué après lui à hanter le psychanalyse. S'il est avéré que le déploiement de la théorie freudienne du fantasme et de l'après-coup a définitivement changé la manière de poser le problème, il n'en reste pas moins que les interrogations liées à la notion même d'événement traumatique ou au statut accordé au traumatisme physique dans la définition du trauma - du sens étymologique à l'idée freudienne d'effraction- - demeurent plus vives que jamais. Et qu'elles désignent un point de souffrance, sans doute sans remède, dans la théorie et la pratique psychanalytiques comme dans l'ensemble des " sciences humaines ". Il s'agit ici d'aborder le problème de la singularité du destin psychique du trauma dans l'écriture de soi, qu'il soit pris ou non dans l'histoire collective. Et de l'aborder sous l'angle du processus de subjectivation, de l'échec ou du succès de ce processus dans l'écriture de soi.