Entre 1795 et 1805, pour défendre l'honneur de sa famille, Dame Hyegyeong rédigea cinq Mémoires, publiés ici pour la première fois en français dans leur intégralité. Dame Hyegyeong entre à la cour à neuf ans par son mariage avec le prince Sado. Son époux se révèle vite débauché, sanguinaire et souvent délirant. Pourtant elle ne l'accable pas et désigne son beau-père, le roi Yeongjo, qui humilie et maltraite Sado, comme seul responsable de ses troubles psychiques.
Elle devient veuve en 1762, lorsque son mari est condamné par le roi à mourir étouffé dans un coffre à riz. Il agonisera durant plusieurs jours. En prenant son pinceau pour raconter à la première personne — en coréen — sa tragique histoire, la reine bouscule tous les usages : selon les règles de la bienséance, d'une part, une femme ne peut écrire et, d'autre part, toute chronique royale est rédigée en chinois par des lettrés reconnus.
Dans une prose bouleversante, Dame Hyegyeong analyse, au coeur même de la " Cité interdite ", le comportement des monarques, les cabales et les roueries des courtisans prêts à toutes les traîtrises, et dénonce les privilèges masculins. Cet ouvrage est considéré comme un grand classique de la littérature coréenne. Important appareil critique : préfaces, notes, table des personnages et chronologie. Traduit du coréen et annoté par Han Yumi et Hervé Péjaudier.
Collection " Scènes coréennes ".
Entre 1795 et 1805, pour défendre l'honneur de sa famille, Dame Hyegyeong rédigea cinq Mémoires, publiés ici pour la première fois en français dans leur intégralité. Dame Hyegyeong entre à la cour à neuf ans par son mariage avec le prince Sado. Son époux se révèle vite débauché, sanguinaire et souvent délirant. Pourtant elle ne l'accable pas et désigne son beau-père, le roi Yeongjo, qui humilie et maltraite Sado, comme seul responsable de ses troubles psychiques.
Elle devient veuve en 1762, lorsque son mari est condamné par le roi à mourir étouffé dans un coffre à riz. Il agonisera durant plusieurs jours. En prenant son pinceau pour raconter à la première personne — en coréen — sa tragique histoire, la reine bouscule tous les usages : selon les règles de la bienséance, d'une part, une femme ne peut écrire et, d'autre part, toute chronique royale est rédigée en chinois par des lettrés reconnus.
Dans une prose bouleversante, Dame Hyegyeong analyse, au coeur même de la " Cité interdite ", le comportement des monarques, les cabales et les roueries des courtisans prêts à toutes les traîtrises, et dénonce les privilèges masculins. Cet ouvrage est considéré comme un grand classique de la littérature coréenne. Important appareil critique : préfaces, notes, table des personnages et chronologie. Traduit du coréen et annoté par Han Yumi et Hervé Péjaudier.
Collection " Scènes coréennes ".