Séverine Danflous est professeur de lettres modernes, titulaire d'un Master 2 - Recherches en littérature comparée soutenu à l'Université Paris IV-Sorbonne.
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- Nombre de pages222
- PrésentationBroché
- Poids0.27 kg
- Dimensions13,0 cm × 21,0 cm × 1,6 cm
- ISBN978-2-343-04871-0
- EAN9782343048710
- Date de parution01/12/2014
- ÉditeurL'Harmattan
- PréfacierJean-Yves Masson
Résumé
Qu'est-ce qu'écrire la faim ? Comment la littérature peut-elle répondre à une situation aussi extrême que celle d'un homme qui meurt de faim ? Franz Kafka, en faisant le choix d'entrer en littérature, s'est condamné à changer sa souffrance physique et personnelle en texte. Il meurt de faim et de soif, atteint par une tuberculose qui dévore son corps, sa gorge mais pas sa voix. Celle-ci, couchée par écrit, se réfugie dans la littérature.
Sa nouvelle intitulée "Un artiste de la faim" naît de cette épreuve. Primo Levi, lui, se retrouve confronté dans les camps à l'épreuve de la faim, aux corps suppliciés puis anéantis. A son retour, il se donne pour tâche de reconstruire les voix englouties, d'en répercuter un son à travers son témoignage. Paul Auster, enfin, développe une oeuvre parcourue par la thématique des ventres creux, des êtres abandonnés, escamotés dans une page blanche.
Il se place sous l'égide de ses prédécesseurs et écrit au-dessus des mots des autres. Son oeuvre, véritable palimpseste, acclame le pouvoir des vagabonds de la faim, d'une littérature qui laisse parler les voix de la faim. Et ses personnages se perdent et s'effacent dans le mouvement. A la perturbation des corps vides répond la souffrance de ces écrivains qui ont choisi de vivre et d'écrire presque en morts à l'humanité.
Une fois écrite, la voix de la faim a le pouvoir d'en donner une à ceux qui n'en ont plus.
Sa nouvelle intitulée "Un artiste de la faim" naît de cette épreuve. Primo Levi, lui, se retrouve confronté dans les camps à l'épreuve de la faim, aux corps suppliciés puis anéantis. A son retour, il se donne pour tâche de reconstruire les voix englouties, d'en répercuter un son à travers son témoignage. Paul Auster, enfin, développe une oeuvre parcourue par la thématique des ventres creux, des êtres abandonnés, escamotés dans une page blanche.
Il se place sous l'égide de ses prédécesseurs et écrit au-dessus des mots des autres. Son oeuvre, véritable palimpseste, acclame le pouvoir des vagabonds de la faim, d'une littérature qui laisse parler les voix de la faim. Et ses personnages se perdent et s'effacent dans le mouvement. A la perturbation des corps vides répond la souffrance de ces écrivains qui ont choisi de vivre et d'écrire presque en morts à l'humanité.
Une fois écrite, la voix de la faim a le pouvoir d'en donner une à ceux qui n'en ont plus.
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