Normalien et agrégé de philosophie, professeur à l'Université Paris-7-Denis-Diderot, François Jullien est également membre de l'Institut universitaire de France et dirige l'Institut de la pensée contemporaine.
Du "temps". Eléments d'une philosophie du vivre
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- Nombre de pages301
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.168 kg
- Dimensions11,0 cm × 18,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-253-15632-1
- EAN9782253156321
- Date de parution18/04/2012
- CollectionLivre de poche Biblio essais
- ÉditeurLGF/Livre de Poche
Résumé
Fallait-il penser le « temps » alors qu’on sait, depuis les Grecs, que sa division selon les temps de la conjugaison rend son existence insaisissable ? Et que, surplombant le cours de la vie, il nous porte à ne pouvoir imaginer celle-ci que comme une traversée nous tournant d’emblée vers sa fin ? En dépit de l’invitation des poètes : « Cueille le jour ! », nous ne concevons toujours pas ce que peut être de vivre au présent… C’est pourquoi j’ai tenté, en passant par la pensée chinoise, de sortir de ce grand pli du « temps ».
Car la Chine a pensé le « moment » saisonnier et la « durée » des processus, mais non pas une enveloppe qui les contienne tous deux et qui serait le temps homogène, abstrait. Ce faisant, elle nous invite à relire la formule de Montaigne : vivre, non pas au présent, mais « à propos » ; ainsi qu’à nous pencher sur ces notions courantes, mais que la philosophie n’a guère explorées : l’opportunité du moment et la disponibilité opposée au devancement.
Je prendrai donc ici le parti de la sagesse : si vivre était à penser selon l’occurrence du moment, autrement que comme intervalle, et par conséquent à sortir du grand drame « existentiel » que la philosophie, érigeant le « temps », a si puissamment organisé ? F. J.
Car la Chine a pensé le « moment » saisonnier et la « durée » des processus, mais non pas une enveloppe qui les contienne tous deux et qui serait le temps homogène, abstrait. Ce faisant, elle nous invite à relire la formule de Montaigne : vivre, non pas au présent, mais « à propos » ; ainsi qu’à nous pencher sur ces notions courantes, mais que la philosophie n’a guère explorées : l’opportunité du moment et la disponibilité opposée au devancement.
Je prendrai donc ici le parti de la sagesse : si vivre était à penser selon l’occurrence du moment, autrement que comme intervalle, et par conséquent à sortir du grand drame « existentiel » que la philosophie, érigeant le « temps », a si puissamment organisé ? F. J.
















