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Du peintre à l'artiste. Artisans et académiciens à l'âge classique
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- Nombre de pages302
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.335 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-7073-1454-3
- EAN9782707314543
- Date de parution01/04/2016
- CollectionParadoxe
- ÉditeurMinuit (Les Editions de)
Résumé
En 1648 fut fondée à Paris l'Académie royale de peinture et de sculpture : innovation radicale dans le monde des "imagiers", puisque c'était revendiquer l'accès à un statut traditionnellement réservé aux "arts libéraux" dont peinture et sculpture, assimilées comme tous les métiers manuels aux " arts mécaniques ", n'avaient jamais fait partie. Car il fut un temps, pas si lointain, où les notions d'art et d'artiste n'avaient pas cours au sens où nous les entendons ; où peintres et sculpteurs étaient des artisans, semblables à tous les travailleurs manuels qui produisaient et vendaient eux-mêmes leurs ouvrages, cordonniers ou boulangers, chapeliers ou vitriers ; et où former une académie représentait un privilège qui, parce qu'il outrepassait la coutume et le droit, dut être conquis de haute lutte.
Pour comprendre le passage de l'artisanat aux beaux-arts et du peintre à l'artiste, il faut chercher les raisons de cette "académisation" des arts du dessin à l'âge classique : pourquoi ne sont-ils pas demeurés des métiers artisanaux exercés dans un quasi-anonymat, et pourquoi cela advint-il aux arts de l'image plutôt qu'à n'importe quelle autre activité manuelle ? Et il faut en dégager les effets sur leur pratique et sur leur perception : comment se transforma la hiérarchie des peintres, et leur rapport au talent, à l'argent, aux clients, à leur nom même et à leur propre image ? Comment évolua le regard sur la peinture, et comment s'imposèrent peu à peu les termes de "beaux-arts" et d'"artiste", jusqu'alors inconnus ? Ce sont les questions auxquelles répond cet ouvrage, en retraçant la formation en France de l'identité d'artiste, du milieu du XVIIe à la fin du XVIIIe siècles, en cette période où triompha, de sa mise en place aux prémices de sa mise en pièces, le régime académique.
Pour comprendre le passage de l'artisanat aux beaux-arts et du peintre à l'artiste, il faut chercher les raisons de cette "académisation" des arts du dessin à l'âge classique : pourquoi ne sont-ils pas demeurés des métiers artisanaux exercés dans un quasi-anonymat, et pourquoi cela advint-il aux arts de l'image plutôt qu'à n'importe quelle autre activité manuelle ? Et il faut en dégager les effets sur leur pratique et sur leur perception : comment se transforma la hiérarchie des peintres, et leur rapport au talent, à l'argent, aux clients, à leur nom même et à leur propre image ? Comment évolua le regard sur la peinture, et comment s'imposèrent peu à peu les termes de "beaux-arts" et d'"artiste", jusqu'alors inconnus ? Ce sont les questions auxquelles répond cet ouvrage, en retraçant la formation en France de l'identité d'artiste, du milieu du XVIIe à la fin du XVIIIe siècles, en cette période où triompha, de sa mise en place aux prémices de sa mise en pièces, le régime académique.












