Bram van Velde, né en 1895 près de Leyde, est mort en 1981 à Grimaud. Toute sa vie il s'est senti appelé depuis l'enfance par la peinture et par elle seule. Aussi démuni que les plus pauvres d'entre les pauvres du XXe siècle, il ne faisait rien pour interrompre son dénuement, sauf, quand la nécessité s'en imposait à lui, une huile, une gouache, pas plus d'une poignée de tableaux par an. Aussi Bram est-il un immense peintre qui n'appartient que superficiellement à l'histoire de l'art et qui a fortiori ne relève que peu de ce qu'on appelle la peinture "abstrait".
Il est dehors et simplement dehors. Un homme rivé à soi, entièrement sincère, otage d'une passion essentielle dont l'intelligibilité n'est pas fournie par l'historiographie, un artiste dont les tableaux ne ressemblent à rien, découragent l'interprétation, mais fascinent par leur "beauté" identique à leur "laideur", Bram van Velde qu'on dirait venu d'ailleurs, et qui n'a survécu dans le monde que par la sollicitude d'amis dévoués, est celui par qui la peinture est remontée à son commencement dans l'affectivité première.
Il est dehors et simplement dehors. Un homme rivé à soi, entièrement sincère, otage d'une passion essentielle dont l'intelligibilité n'est pas fournie par l'historiographie, un artiste dont les tableaux ne ressemblent à rien, découragent l'interprétation, mais fascinent par leur "beauté" identique à leur "laideur", Bram van Velde qu'on dirait venu d'ailleurs, et qui n'a survécu dans le monde que par la sollicitude d'amis dévoués, est celui par qui la peinture est remontée à son commencement dans l'affectivité première.





