La Guerre sainte est un long poème en prose écrit par René Daumal en 1940. Il pourrait s'agir d'un texte sur la Seconde Guerre, comme le suggère le contexte de sa publication (publié dans la revue Fontaine, revue de littérature et de poésie françaises fondée à Alger en 1939, elle fut une tribune de résistance intellectuelle au nazisme à travers la publication de textes d'auteurs engagés tels que Paul Eluard, Louis Aragon, Henri Michaux et Pierre Seghers, notamment).
Mais c'est d'une toute autre guerre dont parle l'auteur : une guerre contre les illusions, contre tout ce par quoi l'homme est dupé, contre le langage et l'utilisation du langage, contre soi, aussi, un soi qu'il considère comme aliéné au langage et esclave de tout ce qui ne lui appartient pas. C'est un poème puissant et engagé, c'est une lutte contre ennemi, et c'est précisément ce qu'a voulu écrire, suite à la lecture de ce texte, Boris Bergmann.
Dites-le avec des peurs est une nouvelle écrite en 2018, dans un contexte de guerre, aussi. Une guerre cachée, une guerre virtuelle, une guerre des idées. C'est en racontant l'histoire d'une jeune adolescente au parcours sans encombre, sans drame, une jeune adolescente que la vie a gâtée, que Boris Bergmann prend les armes contre les effets pervers du langage. Eve a treize ans, et elle tombe amoureuse pour la première fois.
C'est l'histoire d'un premier amour qui naît derrière l'écran, qui n'est fait que de mots trompeurs, et dont la conséquence est la radicalisation de l'esprit, la bascule vers un paradigme étranger : celui du combat pour la foi et contre l'impureté. En croisant ces textes, l'un et l'autre se trouvent dotés d'une profondeur différente, sans éthique, au-delà même de l'éthique ; chacun dit la même chose mais si différemment qu'alors naît un troisième texte limpide mais mystérieux : un texte sur une guerre sainte protéiforme et sans âge.
La Guerre sainte est un long poème en prose écrit par René Daumal en 1940. Il pourrait s'agir d'un texte sur la Seconde Guerre, comme le suggère le contexte de sa publication (publié dans la revue Fontaine, revue de littérature et de poésie françaises fondée à Alger en 1939, elle fut une tribune de résistance intellectuelle au nazisme à travers la publication de textes d'auteurs engagés tels que Paul Eluard, Louis Aragon, Henri Michaux et Pierre Seghers, notamment).
Mais c'est d'une toute autre guerre dont parle l'auteur : une guerre contre les illusions, contre tout ce par quoi l'homme est dupé, contre le langage et l'utilisation du langage, contre soi, aussi, un soi qu'il considère comme aliéné au langage et esclave de tout ce qui ne lui appartient pas. C'est un poème puissant et engagé, c'est une lutte contre ennemi, et c'est précisément ce qu'a voulu écrire, suite à la lecture de ce texte, Boris Bergmann.
Dites-le avec des peurs est une nouvelle écrite en 2018, dans un contexte de guerre, aussi. Une guerre cachée, une guerre virtuelle, une guerre des idées. C'est en racontant l'histoire d'une jeune adolescente au parcours sans encombre, sans drame, une jeune adolescente que la vie a gâtée, que Boris Bergmann prend les armes contre les effets pervers du langage. Eve a treize ans, et elle tombe amoureuse pour la première fois.
C'est l'histoire d'un premier amour qui naît derrière l'écran, qui n'est fait que de mots trompeurs, et dont la conséquence est la radicalisation de l'esprit, la bascule vers un paradigme étranger : celui du combat pour la foi et contre l'impureté. En croisant ces textes, l'un et l'autre se trouvent dotés d'une profondeur différente, sans éthique, au-delà même de l'éthique ; chacun dit la même chose mais si différemment qu'alors naît un troisième texte limpide mais mystérieux : un texte sur une guerre sainte protéiforme et sans âge.