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Dit la femme dit l'enfant
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- Nombre de pages102
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.15 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,0 cm × 0,8 cm
- ISBN978-2-490385-09-6
- EAN9782490385096
- Date de parution21/02/2020
- CollectionSinguliers pluriel
- ÉditeurIsabelle Sauvage
Résumé
Une enfant apparaît au seuil d'une pièce où se tient une femme. Elle reste à la lisière de cet "autre monde" . "D'où viens-tu" est la première phrase du texte, question que la femme pose à l'enfant. Un échange commence entre elles, oscillant entre le monologue intérieur et le dialogue. Les voix alternent et se répondent, chaque fois ponctuées de "dit la femme" , "dit l'enfant" . La femme parle parfois au futur : elle sait, mais pas l'enfant.
Si la femme reconnaît l'enfant ("Tu es mon intime autant que mon étrangère"), a peur de l'effrayer, si l'enfant hésite à franchir le seuil de l'inconnu, s'en protège en même temps qu'il l'attire, bientôt leurs deux mondes se révèlent davantage poreux. C'est que le temps n'est pas linéaire ici : présent, passé, futur se croisent, se superposent - comme les deux voix qui peu à peu n'en feront qu'une.
Sans doute Christiane Veschambre ne se sera-t-elle encore jamais autant livrée, bien que toujours tout en pudeur, sur les origines intimes de son écriture, se retournant sur ses chemins, ré-arpentant ses traverses, maintenant de toutes ses forces ce surgissement en elle, cette émotion jamais éteinte, "poing serré, resserré autour de la langue qui file alors comme la lanière du fouet lorsqu'elle est libérée" .
Si la femme reconnaît l'enfant ("Tu es mon intime autant que mon étrangère"), a peur de l'effrayer, si l'enfant hésite à franchir le seuil de l'inconnu, s'en protège en même temps qu'il l'attire, bientôt leurs deux mondes se révèlent davantage poreux. C'est que le temps n'est pas linéaire ici : présent, passé, futur se croisent, se superposent - comme les deux voix qui peu à peu n'en feront qu'une.
Sans doute Christiane Veschambre ne se sera-t-elle encore jamais autant livrée, bien que toujours tout en pudeur, sur les origines intimes de son écriture, se retournant sur ses chemins, ré-arpentant ses traverses, maintenant de toutes ses forces ce surgissement en elle, cette émotion jamais éteinte, "poing serré, resserré autour de la langue qui file alors comme la lanière du fouet lorsqu'elle est libérée" .


