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Disparaître
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- Nombre de pages112
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.25 kg
- Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 0,8 cm
- ISBN978-2-919232-52-9
- EAN9782919232529
- Date de parution30/08/2013
- ÉditeurUnicité
- PréfacierDominique Noguez
Résumé
Ce livre porte un titre magnifique. Mais son infinitif est trompeur. Ce n'est pas un traité nihiliste. Le rien n'y est pas revendiqué, mais simplement montré comme l'aboutissement d'une sombre errance. C'est pleinement un roman... Étienne Ruhaud donne à cette odyssée négative un décor à sa mesure : la banlieue parisienne, de Nanterre à Alfortville, puis à Thiais, et à des moments où la météo n'est guère riante.
Mais cela, jamais de façon abstraite ou vague. Ses descriptions sont précises, captant des détails riches de sens et supposant un minutieux travail de repérage. De temps en temps, par des mots en italique, il nous donne des échantillons de l'air du temps. Disparaître est un roman de toujours et, en même temps, de l'immédiat aujourd'hui. Si l'on veut, c'est le roman de la crise. Cela devrait nous rebuter.
Au contraire. Le miracle est là : l'auteur nous intéresse, nous passionne même, par cette histoire et son décor sinistre. C'est le paradoxe que relevait déjà Aristote au début de sa Poétique : "Nous prenons plaisir à contempler les reproductions très fidèles de choses dont la vue nous est pénible dans la réalité (1 448 b 4)". Ce paradoxe a un nom, le plus beau des noms : littérature.
Mais cela, jamais de façon abstraite ou vague. Ses descriptions sont précises, captant des détails riches de sens et supposant un minutieux travail de repérage. De temps en temps, par des mots en italique, il nous donne des échantillons de l'air du temps. Disparaître est un roman de toujours et, en même temps, de l'immédiat aujourd'hui. Si l'on veut, c'est le roman de la crise. Cela devrait nous rebuter.
Au contraire. Le miracle est là : l'auteur nous intéresse, nous passionne même, par cette histoire et son décor sinistre. C'est le paradoxe que relevait déjà Aristote au début de sa Poétique : "Nous prenons plaisir à contempler les reproductions très fidèles de choses dont la vue nous est pénible dans la réalité (1 448 b 4)". Ce paradoxe a un nom, le plus beau des noms : littérature.


