Le nouveau recueil de Roger Parsemain refuse toute unité thématique et générique, toute composition centrée. Le poète s'y fait diariste : jour après jour il note, note après note il décline le temps, ingénument. Mais le journal qu'il tient, il l'appelle "chronique d'après naufrage". Dés-astre, dés-enchantement, dés-espoir, il dessine le "dé-" d'une chute dans le désordre, d'un échouage. Les hidalgos ont fui ; les dieux, les utopies se sont tus ; "amputée de l'horizon", la terre est nue, "la, terre sans plus".
Le poète ne peut plus être le chantre des hauts faits ni le prophète annonciateur de lendemains. Il est "l'homme qui titube". Mais, le temps d'une chanson, ou d'une danse, il retrouve, ingénu, le don primordial : à la surface de l'onde nouvelle/si banale/en soi" voir ce que nous avons désappris à voir, l'Eve nouvelle et plurielle, et, à travers la réalité pauvre de ce monde tel quel--recoin de Martinique et de partout--, hic et nunc en souffrance, "l'innombrable travail de ses paumes".
Le nouveau recueil de Roger Parsemain refuse toute unité thématique et générique, toute composition centrée. Le poète s'y fait diariste : jour après jour il note, note après note il décline le temps, ingénument. Mais le journal qu'il tient, il l'appelle "chronique d'après naufrage". Dés-astre, dés-enchantement, dés-espoir, il dessine le "dé-" d'une chute dans le désordre, d'un échouage. Les hidalgos ont fui ; les dieux, les utopies se sont tus ; "amputée de l'horizon", la terre est nue, "la, terre sans plus".
Le poète ne peut plus être le chantre des hauts faits ni le prophète annonciateur de lendemains. Il est "l'homme qui titube". Mais, le temps d'une chanson, ou d'une danse, il retrouve, ingénu, le don primordial : à la surface de l'onde nouvelle/si banale/en soi" voir ce que nous avons désappris à voir, l'Eve nouvelle et plurielle, et, à travers la réalité pauvre de ce monde tel quel--recoin de Martinique et de partout--, hic et nunc en souffrance, "l'innombrable travail de ses paumes".