SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Des oiseaux
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 12 novembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 12 novembre
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Disponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages88
- FormatBeau Livre
- PrésentationRelié
- Poids0.556 kg
- Dimensions21,2 cm × 26,7 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-36511-472-1
- EAN9782365114721
- Date de parution09/04/2026
- CollectionDes oiseaux
- ÉditeurAtelier EXB
- AuteurJean-Noël Rieffel
Résumé
Chez Mario Giacomelli, les oiseaux ne sont jamais de simples motifs : ils sont l'un des territoires où se joue sa vision du monde, à la fois lyrique, abrupte et bouleversée par la fragilité du vivant. Des paysages agricoles des Marches aux plaines balayées par le vent, Giacomelli révèle leur présence comme une écriture faite de traces, de surgissements et d'effacements. Souvent saisis en plein vol, parfois réduits à des silhouettes d'encre sur un ciel surexposé, les oiseaux deviennent des signes graphiques, presque calligraphiques, où se lit le dialogue constant entre l'ordre naturel et le désordre du geste humain.
Dans ces images, le noir et blanc extrême - caractéristique de son style - renforce la tension entre apparition et disparition. Le contraste violent n'est pas un effet esthétique, mais la traduction d'un rapport intense au réel : pour Mario Giacomelli, photographier consiste à faire advenir une émotion brute, débarrassée de toute tentation documentaire. Les oiseaux, pris dans une vibration presque picturale, évoquent alors des présences primitives, des totems fragiles en équilibre dans un monde rural en mutation.
A leur manière, ces images prolongent l'un des grands thèmes du photographe italien : l'inscription du passage du temps sur la terre. L'oiseau, figure de liberté mais aussi de précarité, devient ainsi le miroir de l'existence humaine, fugace, répétitive, toujours recommencée. Les lignes obliques du paysage, les sillons tracés par la charrue, les ombres portées qui strient les champs composent une partition où le vol des oiseaux introduit une respiration, un rythme, une forme de grâce inattendue.
C'est cette puissance d'invention - presque visionnaire - qui fait de son travail un jalon essentiel de la photographie européenne du xxe siècle.
Dans ces images, le noir et blanc extrême - caractéristique de son style - renforce la tension entre apparition et disparition. Le contraste violent n'est pas un effet esthétique, mais la traduction d'un rapport intense au réel : pour Mario Giacomelli, photographier consiste à faire advenir une émotion brute, débarrassée de toute tentation documentaire. Les oiseaux, pris dans une vibration presque picturale, évoquent alors des présences primitives, des totems fragiles en équilibre dans un monde rural en mutation.
A leur manière, ces images prolongent l'un des grands thèmes du photographe italien : l'inscription du passage du temps sur la terre. L'oiseau, figure de liberté mais aussi de précarité, devient ainsi le miroir de l'existence humaine, fugace, répétitive, toujours recommencée. Les lignes obliques du paysage, les sillons tracés par la charrue, les ombres portées qui strient les champs composent une partition où le vol des oiseaux introduit une respiration, un rythme, une forme de grâce inattendue.
C'est cette puissance d'invention - presque visionnaire - qui fait de son travail un jalon essentiel de la photographie européenne du xxe siècle.


