Herman Melville. Connu de ses contemporains comme le marin qui écrivit un exotique roman d'aventures polynésien, Taïpi (1846), Herman Melville (1819-1891) doit aujourd'hui sa renommée à Moby-Dick (1851) - peut-être le grand roman américain par excellence. Mais à côté, ou plutôt à la suite, de l'oeuvre en prose, marquée au double sceau de l'échec commercial immédiat et de la reconnaissance critique posthume, Melville, alors qu'il occupe un poste d'inspecteur des douanes à New York, se consacre à une intense activité poétique dont témoignent les quelque 18 000 vers du monumental Clarel, publié en 1876, ainsi que trois recueils en " vers mineurs Parmi eux, John Marrau et autres marins en 1888 et Timoléon, etc. en 1891.
Derniers poèmes
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- Nombre de pages223
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.244 kg
- Dimensions13,5 cm × 19,1 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-7288-0432-0
- EAN9782728804320
- Date de parution04/02/2010
- CollectionVersions françaises
- ÉditeurRue d'Ulm
- PréfacierPhilippe Jaworski
Résumé
Sont ici rassemblées deux suites de pièces, "Marines mineures" , tirées de John Marr et autres marins, et "Fruits de voyages d'antan" , extraits de Timoléon, etc. , que Melville publie plus de trente ans après avoir presque définitivement abandonné la prose à la suite du fiasco de son huitième roman, L'Escroc à la confiance. Ces recueils, bien que parus dans un tirage confidentiel destiné à un cercle restreint de proches, reçurent toute l'attention de l'auteur, qui les composa et les révisa avec soin.
Derniers textes publiés du vivant de Melville, ils nous parviennent comme le testament d'un romancier qui fut aussi poète. Confronté à l'oubli de ses contemporains, Melville développe dans ces poèmes une méditation obsessionnelle, tantôt amère, tantôt ironique, sur la création artistique et son devenir, sur la mémoire et sa transmission, sur la renommée et la postérité de l'artiste. Renonçant à l'élan en avant de la prose, l'écriture opte pour le véhicule du vers qui fait retour sur le passé et tente de prendre le temps à rebours.
Mais si l'oeuvre se souvient de la vie, vie de marin d'abord, dans John Marr, puis du temps des pérégrinations dans le monde méditerranéen de Timoléon, elle s'efforce en même temps de se déprendre du seul mode élégiaque pour s'abandonner à une rêverie immémoriale. Peu connus en France, et même outre-Atlantique, ces ultimes textes brillent d'une singulière fulgurance qui jette un éclat rétrospectif sur le reste de l'oeuvre.
Texte américain/français. Edition et traduction d'Agnès Derail et Bruno Monfort Préface de Philippe Jaworski Avec la collaboration de Thomas Constantinesco, Marc Midan et Cécile Roudeau
Derniers textes publiés du vivant de Melville, ils nous parviennent comme le testament d'un romancier qui fut aussi poète. Confronté à l'oubli de ses contemporains, Melville développe dans ces poèmes une méditation obsessionnelle, tantôt amère, tantôt ironique, sur la création artistique et son devenir, sur la mémoire et sa transmission, sur la renommée et la postérité de l'artiste. Renonçant à l'élan en avant de la prose, l'écriture opte pour le véhicule du vers qui fait retour sur le passé et tente de prendre le temps à rebours.
Mais si l'oeuvre se souvient de la vie, vie de marin d'abord, dans John Marr, puis du temps des pérégrinations dans le monde méditerranéen de Timoléon, elle s'efforce en même temps de se déprendre du seul mode élégiaque pour s'abandonner à une rêverie immémoriale. Peu connus en France, et même outre-Atlantique, ces ultimes textes brillent d'une singulière fulgurance qui jette un éclat rétrospectif sur le reste de l'oeuvre.
Texte américain/français. Edition et traduction d'Agnès Derail et Bruno Monfort Préface de Philippe Jaworski Avec la collaboration de Thomas Constantinesco, Marc Midan et Cécile Roudeau














