Antoine Garapon, magistrat, secrétaire de l'Institut des hautes études sur la justice, est l'auteur de nombreux ouvrages sur la justice et la démocratie. Michel Rosenfled est professeur de droit constitutionnel à Cardozo Law School (New York) et le fondateur de l'International Journal of Constitutional Law.
Démocraties sous stress. Les défis du terrorisme global
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- Nombre de pages217
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.21 kg
- Dimensions12,5 cm × 19,0 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-13-074997-4
- EAN9782130749974
- Date de parution05/10/2016
- ÉditeurPUF
Résumé
La violence terroriste djihadiste telle que nous la connaissons aujourd'hui diffère de la guerre classique et du crime organisé car non seulement elle viole les lois nationales et les lois de la guerre, mais elle brutalise aussi un accord partagé sur le monde. L'attentat fait voler en éclats l'unité implicite du monde pour générer soudain le défi nouveau d'une hétérogénéité radicale et le sentiment inédit d'une perte de confiance généralisée.
Pourtant, c'est en référence à des formes juridiques antérieures que l'on continue de penser cette violence inédite. De là, l'enjeu de forger des concepts appropriés : à la dialectique de la guerre et de l'état d'exception, nous proposons de substituer celle d'une épreuve démocratique qui met sous pression (stress) la Constitution et les institutions. Les armes à opposer au terrorisme ne sont donc pas seulement guerrières, policières ou procédurales.
Elles résident aussi dans notre capacité à cultiver la vertu démocratique de la résistance, qui n'a pas les mêmes implications pour les institutions et pour les personnes.
Pourtant, c'est en référence à des formes juridiques antérieures que l'on continue de penser cette violence inédite. De là, l'enjeu de forger des concepts appropriés : à la dialectique de la guerre et de l'état d'exception, nous proposons de substituer celle d'une épreuve démocratique qui met sous pression (stress) la Constitution et les institutions. Les armes à opposer au terrorisme ne sont donc pas seulement guerrières, policières ou procédurales.
Elles résident aussi dans notre capacité à cultiver la vertu démocratique de la résistance, qui n'a pas les mêmes implications pour les institutions et pour les personnes.

















