De la réglementation du titre de psychothérapeute. La santé mentale, une affaire d'Etat

Par : Marie-Noël Godet

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  • Nombre de pages248
  • PrésentationBroché
  • Poids0.37 kg
  • Dimensions15,5 cm × 23,8 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-296-54932-6
  • EAN9782296549326
  • Date de parution01/05/2011
  • CollectionPsychanalyse et civilisations
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

La création d'un titre de psychothérapeute, qui vise à encadrer la profession par l'article 52 de la loi du 9 août 2004, questionne le devenir de la psychanalyse, nommée pour la première fois en France dans une loi de santé publique. Cette loi constitue un de ces événements qu'on nomme dans l'après-coup un tournant pour la psychanalyse et le renouveau des pratiques cliniques au croisement du politique et de la culture.
Diverses prises de position ont émergé au sein de la corporation freudienne, mettant au jour des divergences quant à la façon de considérer la loi comme un abri ou comme un danger venant reposer La question centrale de l'analyse profane énoncée par Freud en 1926. La médicalisation des pratiques de soins aboutissant à dissoudre la psychiatrie dans la neurobiologie et à remplacer la psychologie par des thérapies cognitivo-comportementales et des protocoles de soins présente le danger de rapatrier la psychanalyse aussi dans le pli du médical ou de la psychothérapie comme ailleurs en Europe.
En libéral, devra-t-on se résoudre à souscrire au titre de psychothérapeute si la demande s'oriente tout naturellement vers ce qui donne l'apparence d'une garantie professionnelle ? Et en institution, faudra-t-il faire usage du titre pour exercer des activités cliniques ? Cet ouvrage ouvre un débat, dans un contexte où la santé mentale est devenue une véritable culture d'Etat, en dépliant la plupart des controverses qui ont caractérisé la décennie de cette réglementation pour comprendre comment on en est arrivé là.
La création d'un titre de psychothérapeute, qui vise à encadrer la profession par l'article 52 de la loi du 9 août 2004, questionne le devenir de la psychanalyse, nommée pour la première fois en France dans une loi de santé publique. Cette loi constitue un de ces événements qu'on nomme dans l'après-coup un tournant pour la psychanalyse et le renouveau des pratiques cliniques au croisement du politique et de la culture.
Diverses prises de position ont émergé au sein de la corporation freudienne, mettant au jour des divergences quant à la façon de considérer la loi comme un abri ou comme un danger venant reposer La question centrale de l'analyse profane énoncée par Freud en 1926. La médicalisation des pratiques de soins aboutissant à dissoudre la psychiatrie dans la neurobiologie et à remplacer la psychologie par des thérapies cognitivo-comportementales et des protocoles de soins présente le danger de rapatrier la psychanalyse aussi dans le pli du médical ou de la psychothérapie comme ailleurs en Europe.
En libéral, devra-t-on se résoudre à souscrire au titre de psychothérapeute si la demande s'oriente tout naturellement vers ce qui donne l'apparence d'une garantie professionnelle ? Et en institution, faudra-t-il faire usage du titre pour exercer des activités cliniques ? Cet ouvrage ouvre un débat, dans un contexte où la santé mentale est devenue une véritable culture d'Etat, en dépliant la plupart des controverses qui ont caractérisé la décennie de cette réglementation pour comprendre comment on en est arrivé là.