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De la littérature coloniale à la littérature africaine. Prétextes, contextes, intertextes

Par : Janos Riesz
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  • Nombre de pages421
  • PrésentationBroché
  • Poids0.475 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 2,9 cm
  • ISBN978-2-84586-895-3
  • EAN9782845868953
  • Date de parution01/07/2007
  • ÉditeurKarthala

Résumé

La littérature africaine en langues européennes est confrontée, depuis ses origines, à une masse de textes issus de la littérature coloniale d'une grande variété tant par les genres et la thématique que par le talent de leurs auteurs. L'évolution de la littérature africaine peut être décrite comme processus de positionnement et d'émancipation face à cette vaste " bibliothèque coloniale ". Nous ne voulons pas nier l'influence des langues et cultures africaines indigènes respectives sur les littératures europhones naissantes. Mais elles sont spécifiques et se rapportent à la langue/culture d'origine de chaque auteur ou groupe d'auteurs, tandis que les clivages par rapport aux littératures européennes parlant de l'Afrique sont communs à des auteurs venant de langues et cultures différentes. Situer les littératures africaines en langues européennes par rapport aux littératures européennes de l'époque coloniale et post coloniale, c'est souligner leur unité : " On se pose en s'opposant ", selon la célèbre formule de Sartre. La langue du colonisateur, enseignée à l'école (ou à l'église ou à l'armée) et intériorisée par des procédés tels que la " récitation " ou la mémorisation, transporte avec elle des conceptions multiformes allant d'une imagerie à un répertoire de savoir populaire, incrusté dans des locutions figées et des métaphores qui ne sont plus perçues comme telles, à une vision du monde qui règle et détermine la vie en société aussi bien que les relations avec autrui, depuis les relations personnelles jusqu'aux rapports de forces entre collectivités : des jalousies individuelles aux rivalités économiques, querelles territoriales jusqu'aux guerres civiles et entre nations.