Si Jacques Martin a finalement pris racine au pied du pic Saint-Loup, non loin de Montpellier, il est né d'un autre pays, qu'il a quitté : l'Algérie. Cette rive d'en face, cette lumière d'outre-Méditerranée, demeure pour lui un ancrage profond dont il porte encore les richesses. Mais s'il est un pays qu'il n'a jamais quitté, c'est bien celui de la langue : cette langue que sa mère, institutrice, lui a transmise avec passion.
Au cours de ces échanges nourris autour des étapes de sa vie, on comprend qu'avec Montaigne, il peut déclarer que tout homme est son compagnon. Ainsi depuis plusieurs décennies, il prend la parole pour défendre, sans faiblir, les convictions qui l'animent, une éthique du métier d'avocat. Cette voix qui s'élève dans le prétoire, c'est la sienne, bien sûr, mais c'est aussi celle de ceux qu'il défend.
Par ce geste-là, par cette parole offerte, il défend une cause plus vaste encore : celle, essentielle, de la liberté de dire.
Si Jacques Martin a finalement pris racine au pied du pic Saint-Loup, non loin de Montpellier, il est né d'un autre pays, qu'il a quitté : l'Algérie. Cette rive d'en face, cette lumière d'outre-Méditerranée, demeure pour lui un ancrage profond dont il porte encore les richesses. Mais s'il est un pays qu'il n'a jamais quitté, c'est bien celui de la langue : cette langue que sa mère, institutrice, lui a transmise avec passion.
Au cours de ces échanges nourris autour des étapes de sa vie, on comprend qu'avec Montaigne, il peut déclarer que tout homme est son compagnon. Ainsi depuis plusieurs décennies, il prend la parole pour défendre, sans faiblir, les convictions qui l'animent, une éthique du métier d'avocat. Cette voix qui s'élève dans le prétoire, c'est la sienne, bien sûr, mais c'est aussi celle de ceux qu'il défend.
Par ce geste-là, par cette parole offerte, il défend une cause plus vaste encore : celle, essentielle, de la liberté de dire.