De l'art de conduire sa machine

Par : Steven Carroll
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  • Nombre de pages232
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.28 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,0 cm
  • ISBN2-7529-0104-6
  • EAN9782752901040
  • Date de parution31/08/2005
  • CollectionD'aujourd'hui. Etranger
  • ÉditeurPhébus (Editions)
  • TraducteurPhilippe Gerval

Résumé

De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....

L'éditeur en parle

Dans Un long adieu nous retrouvons les personnages principaux de De l'art de conduire sa machine, à savoir le couple formé par Vic et Rita et leur fils, Michael. Quelques années ont passé. Michael mène la banale existence d'un adolescent de la banlieue de Melbourne, c'est dire que ses rêves ont plus d'importance que la réalité qui l'entoure. Il aspire à devenir un jour un des plus grands joueurs de cricket du monde.
En octobre 1960, deux événements vont marquer sa vie et le mener au seuil de l'âge adulte : la venue en Australie d'une fameuse équipe de cricket, les West Indies, et la rencontre avec Kathleen, une orpheline, qui sera son premier amour. En quatre mois Michael va apprendre que les rêves ne se réalisent pas toujours et découvrir ce qu'est l'absence. Le tableau est sombre et sans doute inévitable, mais il faut accepter de vivre, malgré les désenchantements, les renoncements et les deuils.
Et qui sait, peut-être ne ressemblera-t-il jamais à son père, un alcoolique invétéré, époux incapable de communiquer avec sa femme ou avec son fils. Que se passe-t-il dans Un long adieu ? Apparemment rien, ou très peu, du moins en surface. Mais Steven Carroll est maître dans l'art de nous donner à percevoir la mélancolie, le découragement, la détresse qui étreignent chacun de ses personnages. Et devenir un homme, c'est quoi au juste ? Un adieu, justement, un long adieu à ses illusions, mais c'est aussi essayer de trouver sa place dans ce monde et l'occuper avec un tant soit peu de sérénité.
The Time We Have Taken
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The Gift of Speed
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