Georges Duby (Paris, 1919 ; Aix-en-Provence, 1996), professeur au Collège de France, membre de l'Académie française, fut de ceux à qui le renouvellement des études médiévales doit le plus. S'intéressant tour à tour aux réalités économiques, aux structures sociales et aux systèmes de représentations, il fut notamment l'auteur de Guerriers et paysans, Les trois ordres ou L'imaginaire du féodalisme, Le chevalier, la femme et le prêtre, Guillaume le Maréchal, Le temps des cathédrales, Saint Bernard ; L'art cistercien, Dames du XIIe siècle.
DAMES DU XIIEME SIECLE.. Tome 1, Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres
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- Nombre de pages174
- PrésentationBroché
- Poids0.305 kg
- Dimensions14,2 cm × 22,6 cm × 1,9 cm
- ISBN2-07-074176-1
- EAN9782070741762
- Date de parution01/01/2000
- CollectionBibliothèque illustrée
- ÉditeurGallimard
Résumé
"Au XII ? siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Evidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du XII ? siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché.
Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient.
Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées". Georges Duby.
Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient.
Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées". Georges Duby.


















