D’ici, ça ne paraît pas si loin

Par : Alexandre Dupeyron
  • Nombre de pages192
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids1.24 kg
  • Dimensions22,7 cm × 29,0 cm × 2,4 cm
  • ISBN978-2-36744-141-2
  • EAN9782367441412
  • Date de parution20/02/2020
  • ÉditeurBec en l'air (Le)
  • AuteurÉlie Monferier
  • AuteurOlivier Panier des Touches
  • AuteurJoël Peyrou
  • Auteur Collectif

Résumé

Que signifie "être d'ici" ? Partant du constat d'une société toujours plus fragmentée socialement et territorialement, le collectif de photographes LesAssociés a mené à l'échelle de la région Nouvelle-Aquitaine, une enquête qui vise à élargir cette question identitaire. Et si, à l'heure des nouveaux ensembles - régions, Europe -, nos identités étaient multiples ? D'ici, ça ne paraît pas si loin invite à trois voyages - géographique, temporel et affectif -, autour de trois questions : quelle ruralité à l'ère des métropoles ? quel horizon pour chacun ? d'où se raconte l'histoire qu'un territoire inspire ? S'incarnant dans une géographie abstraite qui dépasse les frontières du Sud-Ouest, ce livre mêle textes et images en renouvelant les idées de faire culture et de faire société.
Alexandre Dupeyron (né en 1983) s'est affranchi du lisible, dans une écriture photographique en noir et blanc, souvent associée au mouvement. A ce jour plusieurs de ses séries construisent un propos en tension, entre univers déshumanisé ("Runners of The Future"), rapporté la nature ("Létale des saisons") et questionnement récurrent autour de la transcendance ("De Anima" ; "The Morning After"). Elie Monferier (né en 1988) construit une trajectoire introspective nourrie de mises en danger, dans une écriture poétique et lyrique, principalement en noir et blanc.
Dans chacune de ses séries (" Forever Young ", "Sang Noir", "Fable"), il explore l'incertitude, le désir et la violence sur lesquelles se fonde toute relation humaine. Il a publié en autoédition Song Noir (2019). Olivier Panier des Touches (né en 1964) est un photographe adepte de la "ligne claire". Portraitiste, il affectionne l'architecture et la représentation de l'homme dans son environnement.
Tourné vers la couleur et la lumière naturelle, il aime détourner les codes. "Le visage de la guerre", une série de portraits de masques de gueules cassées de la Première Guerre mondiale, cultive ainsi l'ambiguïté jusqu'au malaise. Joël Peyrou (né en 1968) travaille sur la reconnaissance, la sienne propre et celle du sujet représenté. L'ambiguïté entre ce qui est vu et ce qui est ("Les Invisibles", série sur les prêtres-ouvriers ; "Lost Highway", sur le périphérique parisien) déterminent ses premiers travaux.
Il explore aujourd'hui la question de la fiction dans l'univers urbain ("Zoning, la ville qui n'existait pas..."). Sébastien Sindeu (né en 1972) se consacre au monde maritime comme promesse d'un départ toujours retardé. Après un long travail sur les détroits européens (Détroits, qui a fait l'objet d'un livre paru aux éditions Le Bec en l'air en 20121 il explore de nouvelles narrations ("Périphérique, terre promise", "Nourrir la ville") avec des films photographiques.
Il travaille actuellement sur l'érosion du littoral et ses problématiques environnementales ("Ce que charrie la mer").