Culture profane et critique des sources de l'Antiquité tardive. Trente et une études de 1974 à 2003

Par : Jean-Pierre Callu

Formats :

  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 10 décembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 7 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Nombre de pages768
  • PrésentationBroché
  • Poids1.28 kg
  • Dimensions17,0 cm × 24,0 cm × 4,0 cm
  • ISBN2-7283-0738-5
  • EAN9782728307388
  • Date de parution01/01/2006
  • CollectionEcole française de Rome
  • ÉditeurEcole Française de Rome EFR

Résumé

A Jérôme, Ambroise, Augustin, les traditionalistes de l'Urbs n'opposent qu'une littérature de courte pensée qui reste encore non traduite en français. Pourtant, Symmaque, les biographies impériales d'Hadrien à Carus, la version latine du " Roman d'Alexandre " méritent l'attention. Ou bien, chez le premier, le lecteur découvre une langue travaillée qui, par son sens des nuances sociales et la retenue de l'expression, en feront l'archétype de l'art épistolaire dans les couches supérieures du Moyen Age ; ou bien, ce qui est sans doute le plus important, se révèle parmi les autres, en contrepoids des cérébralités théologiques, une propension aux excès de l'imaginaire, qu'il s'agisse des réécritures de la mythistoria, des affabulations du conte, de l'entrée en force de l'exotisme.
Le succès de pareilles tentatives pour élargir le passé et le monde s'affirmera des siècles durant et quasiment dans toutes les langues d'Orient et d'Occident. L'erreur serait de n'y voir que des genres mineurs à l'intention d'une sous-culture populaire : le jeu et la curiosité s'épandirent à partir de sources érudites et aristocratiques. Dans ce cadre complété par quelques aperçus sur les Grecs et notamment sur Libanius ont été privilégiés l'amont et l'aval des œuvres.
Par la Quellenforschung, on s'est efforcé de reconstituer les conditions matérielles et intellectuelles de la transmission des modèles et donc des interférences entre les deux partes de l'Empire ; par la codicologie, c'est le Fortleben qui a été appréhendé, autrement dit, l'héritage recueilli par la République des Lettres, depuis le Préhumanisme jusqu'à la critique du XIXe siècle.
A Jérôme, Ambroise, Augustin, les traditionalistes de l'Urbs n'opposent qu'une littérature de courte pensée qui reste encore non traduite en français. Pourtant, Symmaque, les biographies impériales d'Hadrien à Carus, la version latine du " Roman d'Alexandre " méritent l'attention. Ou bien, chez le premier, le lecteur découvre une langue travaillée qui, par son sens des nuances sociales et la retenue de l'expression, en feront l'archétype de l'art épistolaire dans les couches supérieures du Moyen Age ; ou bien, ce qui est sans doute le plus important, se révèle parmi les autres, en contrepoids des cérébralités théologiques, une propension aux excès de l'imaginaire, qu'il s'agisse des réécritures de la mythistoria, des affabulations du conte, de l'entrée en force de l'exotisme.
Le succès de pareilles tentatives pour élargir le passé et le monde s'affirmera des siècles durant et quasiment dans toutes les langues d'Orient et d'Occident. L'erreur serait de n'y voir que des genres mineurs à l'intention d'une sous-culture populaire : le jeu et la curiosité s'épandirent à partir de sources érudites et aristocratiques. Dans ce cadre complété par quelques aperçus sur les Grecs et notamment sur Libanius ont été privilégiés l'amont et l'aval des œuvres.
Par la Quellenforschung, on s'est efforcé de reconstituer les conditions matérielles et intellectuelles de la transmission des modèles et donc des interférences entre les deux partes de l'Empire ; par la codicologie, c'est le Fortleben qui a été appréhendé, autrement dit, l'héritage recueilli par la République des Lettres, depuis le Préhumanisme jusqu'à la critique du XIXe siècle.