Je suis né en Lorraine et j'ai vécu les dix premières années de ma vie dans une petite ville dortoir qui survivait grâce à sa proximité avec Metz. J'ai quitté ma région, comme beaucoup, du fait du travail de mon père. J'y retournais souvent pour de longues semaines de vacances chez mes grands-parents paternels. Chez eux, les mots "mine", "guerre", "Pologne" revenaient toujours dans les conversations.
Je posais des questions et grâce aux histoires (familiales entre autres) et aux nombreuses sorties avec ma grand-mère, je me suis petit à petit rendu compte du poids du disparu - celui des mines et de la sidérurgie lorraine. Ces balades m'ont permis de me familiariser avec un vocabulaire spécifique, de reconnaître les vestiges de ces "cathédrales de fer", de comprendre le plan de construction des cités et de savoir comment on y vivait "dans le temps".
En 2011, ta direction de l'usine de Florange annonce sa fermeture. Florange, c'est l'usine à côté de laquelle je passais, enfant, assis sur le siège de la Renault 5 de ma mère. Il me prend alors l'envie de mettre sur papier tes histoires de cette "Terre de Fer".
Je posais des questions et grâce aux histoires (familiales entre autres) et aux nombreuses sorties avec ma grand-mère, je me suis petit à petit rendu compte du poids du disparu - celui des mines et de la sidérurgie lorraine. Ces balades m'ont permis de me familiariser avec un vocabulaire spécifique, de reconnaître les vestiges de ces "cathédrales de fer", de comprendre le plan de construction des cités et de savoir comment on y vivait "dans le temps".
En 2011, ta direction de l'usine de Florange annonce sa fermeture. Florange, c'est l'usine à côté de laquelle je passais, enfant, assis sur le siège de la Renault 5 de ma mère. Il me prend alors l'envie de mettre sur papier tes histoires de cette "Terre de Fer".


