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Critique de la rationalité administrative. Pour une pensée de l'accueil

Par : Arnaud Sabatier
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  • Nombre de pages231
  • PrésentationBroché
  • Poids0.315 kg
  • Dimensions13,3 cm × 21,5 cm × 1,7 cm
  • ISBN978-2-296-12980-1
  • EAN9782296129801
  • Date de parution01/11/2010
  • CollectionDes hauts & Débats
  • ÉditeurL'Harmattan
  • PréfacierRobert Fraisse
  • PostfacierJean-Yves Mondon

Résumé

On réforme et révise beaucoup, on modernise (école, santé, justice). Cela revient à une entreprise généralisée d'administration qui consiste à soumettre les savoirs et les projets à une logique comptable, à subordonner la pensée au calcul et au résultat. Ancien et souvent dénoncé, le processus, néanmoins, n'a aujourd'hui plus rien de la bêtise bureaucratique des ronds-de-cuir ou de la rigidité froide des planificateurs ; il a gagné en performance, en high-technicité, il sait être attractif et participatif. A côté du travail des sciences sociales, une critique philosophique de la rationalité administrative s'impose alors, car administrer, ce n'est plus seulement gérer le monde, c'est le nier et le perdre. Moins encore que sa forme, mais plus que sa déformation, l'administration est la formule du monde, son chiffre, son format. On numérise et régule et programme, on informe et, rêvant le monde comme un tableau à double entrée, on fait la chasse à l'incertitude, on traque la contingence. Or, on ne joue pas avec le possible sans mettre en péril l'essentiel, car c'est dans cette fissure du nécessaire, dans ce silence des causes, que l'on agit et désire, c'est là que l'on invente et commence, refusant les faux décrets du destin - le temps d'une histoire. Tout en démontant ce dispositif administratif, l'auteur tente de dégager les éléments d'une pensée de l'accueil qui soit aussi une éthique du futur et une politique du divers. Naïvement, peut-être, et simplement, il propose des " exercices de vie " : prendre soin des choses et partager le monde, considérer notre finitude, ménager le sens et donner la parole, en un mot, protéger la fragile possibilité du possible.