Romancier né à Paris en 1906. Aventurier lié aux milieux littéraires (Cocteau, Maritain, Jacob, Gide). Séminariste pendant quelques mois. Conférencier aux Etats-Unis où il se maria. Responsable éditorial avant guerre. Travailleur volontaire en Allemagne en 1942, puis agent de la Gestapo, exécuté près de Hambourg en 1945.
Correspondance 1925-1939
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- Nombre de pages334
- PrésentationBroché
- Poids0.345 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,1 cm
- ISBN2-07-073354-8
- EAN9782070733545
- Date de parution28/10/2003
- CollectionLes cahiers de la NRF
- ÉditeurGallimard
Résumé
Au-delà d'un romantisme de jeunesse et d'emballements
religieux, il faut lire dans ces lettres de Maurice Sachs à Jacques et Raïssa Maritain le témoignage émouvant d'un être écrasé par son passé, déchiré par ses désirs, prêt à tout instant à des résolutions nouvelles et à des serments irrévocables, tout en sachant qu'il retombera, l'instant d'après, dans ce qu'il a refusé et qu'il n'échappera pas à la veulerie et à la bassesse. " Ce n'est pas le courage qui me manque, c'est le courage de ce courage. Or le courage, c'est encore le courage pur. Le premier pas ne coûte
pas, mais ce sont les quotidiens derniers pas qui me coûtent [...] Mon esprit est faible, distrait, tiède parfois, mon corps est parfois secoué par le démon. C'est à la force des poignets du cœur que je veux marcher ", écrit-il à ses " Très chers et doux amis " (3 octobre 1925). Faut-il voir dans ces aveux lucides et pathétiques une volonté de mensonge, une dramatisation perverse destinée à impressionner les naïfs et zélés Maritain ? Sachs a le
goût des mises en scène, il aime jouer, mais ce jeu lui permet aussi de délivrer une certaine vérité. De parler en vérité de son homosexualité. S'il sait que la rigueur théologique et la probité morale de Maritain réprouvent l'homosexualité, il sait aussi, comme le montre cette correspondance, que ses amis ne se voilent pas la face, ne s'indignent pas, ne s'attardent à aucun reproche. Ils accueillent seulement ceux qui sont exténués. Exténué, déchiré, Maurice Sachs l'est constamment jusqu'à la
fin de sa vie. Les lettres témoignent, de manière troublante, de cette perpétuelle oscillation entre des temps d'ascèse, de volonté de maîtrise de soi et des périodes où, après avoir donné libre cours à ses pulsions, Sachs éprouve des sentiments de forte solitude et de dégoût de soi, tant semble fondamentale chez lui l'amertume de se sentir victime de la fatalité.
L'éditeur en parle
Cette correspondance comporte deux cent dix lettres ou billets, de juillet 1925 à décembre 1939. La majeure partie est constituée de lettres de Maurice Sachs.












