Contes populaires allemands

Par : Johann Karl August Musaeus, Albert Robida
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  • Nombre de pages272
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.42 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 2,7 cm
  • ISBN979-10-95066-54-5
  • EAN9791095066545
  • Date de parution18/11/2022
  • ÉditeurCoopérative (Editions La)
  • TraducteurAlbert Pessonneaux

Résumé

En Allemagne, juste après ceux des frères Grimm, les contes de fées les plus célèbres sont ceux de Musäus (ou Musaeus, selon l'orthographe qu'on adopte). Comme les Grimm à qui il servit de modèle, Johann Karl August Musäus recueillit les siens à partir de 1782 auprès de sources authentiquement populaires et leur fit subir un traitement artistique raffiné grâce à son style d'une virtuosité éblouissante.
Homme des Lumières avant tout, Musäus fut pourtant, dans le domaine du conte, le précurseur par excellence du romantisme. Les Romantiques ne s'y trompèrent pas. En 1842, l'un de leurs plus grands peintres, Ludwig Richter (1803-1884), exécuta pour une édition des contes de Musäus une série de gravures qui en sont devenues inséparables dans l'imaginaire collectif en Allemagne. Comme les contes eux-mêmes, elles sont malheureusement inconnues aujourd'hui en France.
Ce sont elles que nous avons choisies pour illustrer cette édition qui reprend des traductions française du XIXe siècle soigneusement contrôlées. On trouvera notamment dans ce volume "Le chercheur de trésors" et les cinq "Légendes de Rubezahl" qui sont les oeuvres les plus connus de Musäus et font figure de classique absolu pour les lecteurs de tous les âges.
Johann Karl August Musäus (1735-1787), fils d'un juriste allemand, est né à Iéna, en Thuringe, et a vécu la plus grande partie de sa vie à Weimar. Dans cette ville, il se lia à plusieurs des grands auteurs de son temps comme Herder ou Wieland tout en se tenant à distance de la Cour du duc de Weimar dominée par la personnalité de Goethe. Il fut un critique littéraire réputé et redouté aux convictions bien caractéristiques des Lumières allemandes, franc-maçon fervent, maniant l'ironie avec virtuosité.
Il fut aussi un philologue estimé des savants et écrivit plusieurs romans. Mais c'est grâce à ses contes, dont Wieland acheva la publication après sa mort, qu'il est passé à la postérité.